Enfin accepter son passé pour prendre un nouveau départ

Il n’est pas rare que les blocages et problématiques auxquels nous sommes confrontés prennent racines dans notre passé. Mais pourquoi n’arrivons-nous pas à y faire face ou à avancer ? Pourquoi ruminons-nous autant sur notre passé ? Comment ne plus se focaliser dessus ? Je tenterai de répondre à ces questions dans cet article.

Accepter son passé

Les fantômes du passé toujours présents

« Si j’avais su », « j’aurais du » font partie des phrases que nous pouvons nous passer en boucle en espérant modifier notre passé voire parfois se le reconstruire avec une vision plus positive. Mais plus dure est la chute lorsque nous revenons à réalité.

Les maladies, les séparations, les accidents, les traumatismes, les conflits, sont autant d’expériences que nous pouvons ruminer longtemps, en se demandant comment nous aurions pu les changer. A bien y penser, ce sont bien les expériences douloureuses, que ce soit physiquement, émotionnellement ou psychiquement qui hantent notre esprit et qui nous empêchent d’avancer.

Alors pourquoi ? Il s’agit d’un comportement très primaire en fait. L’Humain, comme tout autres espèces, est animé d’un instinct de survie, et tend donc à se protéger de toute douleur qui pourrait conduire à sa perte. Ainsi, toute expérience qui peut être identifiée, de près ou de loin, à la mort va être « enregistrée » , par le biais des manifestations mentales, physiques et émotionnelles afin de ne pas les oublier et de rester en alerte. De plus, les avoir encore dans sa structure psychique permet de réfléchir à la façon d’y faire face, afin d’assurer sa survie.

Vous comprenez donc bien : nous pouvons utiliser notre cerveau contre nous, et l’amenons à explorer tout le négatif que nous souhaiterions oublier.

passé, acceptation
Les clés de la délivrance.

Pour en revenir au passé, qu’est-ce qu’il se passe alors ?

Notre cerveau a retenu un évènement douloureux voire traumatique afin de pouvoir y faire face pour sa survie. Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Tant que nous imaginons et/ou visualisons la scène dans notre tête, c’est comme si elle se passait réellement : le cerveau va alors actionner à nouveau tous les leviers corporels et émotionnels pour faire face au danger, et chercher des solutions de survie. Ainsi, nous vivons et revivons des situations, pour chercher des solutions que nous ne pourrons, de toute façon, pas mettre en place, entretenant le cercle vicieux du mal-être et, souvent, de la culpabilisation. Et tant que nous n’accepterons pas la situation, nous continuerons à la revivre en entretenant ainsi toutes ses manifestations et contraintes.

Accepter le passé, la clé de la délivrance ?

A mon sens, oui ! Et comme j’aime le dire souvent « Je ne dis pas que c’est facile, je dis que c’est possible ». Accepter un passé douloureux est difficile, et pourquoi ? Parce que cela veut dire se résoudre à ne pas le changer, et à le laisser tel que nous le détestons, c’est aussi lâcher le contrôle de la situation, s’avouer que nous ne pouvons rien y changer. et que nous sommes impuissant face à cette situation. Et la liste n’est pas terminée, c’est aussi souvent de « passer à autre chose », et donc combler un vide (si je ne pense plus à cette situation, que vais-je devenir ?), c’est modifier une habitude ancrée depuis parfois plusieurs années (et donc rassurante). Sortir de sa zone de confort, s’engager vers une zone jusque là inconnue pour adopter une nouvelle façon de penser. Et c’est la que que tout devient possible !

Quand je choisis l’acceptation, je choisis de me rendre acteur de mon état face à cette situation, je décide de la façon dont je rends la situation difficile : en ruminant une situation du passé ou en modifiant ma perception et mes comportements, même si c’est en sortant de ma zone de confort.

Quand je décide d’accepter le passé, je décide de me tourner vers l’avenir, vers ce qui peut m’arriver de meilleur. Je peux même provoquer le meilleur en utilisant le passé, en faire une force.

Comment utiliser son passé comme levier d’épanouissement ?

Comme je vous l’ai dit précédemment, le cerveau retient les évènements douloureux pour se préparer à survivre. Je vous proposer d’utiliser les évènements marquants de votre passé pour VIVRE.

Comprendre ce qui nous touche dans ces situations du passé

Comme souvent dans le développement personnel, pour pouvoir avancer il faut rentrer en introspection sur soi-même : qu’est ce qui me touche particulièrement dans cette situation ? Qu’est ce qu’elle a modifié sur le cours de ma vie ? Si je l’avais modifiée comme je l’aurais souhaité, qu’est ce qui aurait changé en moi ? Comment me-suis senti.e ? Qu’est ce que ça m’évoque aujourd’hui ?

Mettre les ressentis sur le papier permet dans un premier temps de mieux comprendre ce qui nous touche, pour pouvoir le réparer. Il peut être intéressant également de revoir la situation avec les différentes positions de perception (comment aurais-je vécu la situation si j’avais été la personne en face de moi ce jour là ? Comment je l’analyserais si j’étais une personne extérieure à la situation ? ). Cette méthode favorise l’apaisement et la déculpabilisation.

Il est ensuite important de comprendre que cette situation a eu une date de fin (et oui, même si elle est encore présente dans votre tête), et qu’il est temps de passer à autre chose. Comment faire ?

  • Verbaliser à voix haute le déroulement de la situation, et terminer par « Cette situation s’est terminée le XX/XX/XXXX. Aujourd’hui elle n’existe plus, et je passe à autre chose ».
  • Ecrire le déroulement de la situation sur un papier. Ecrire vos émotions, vos ressentis, ce qui vous vient sans filtre. Terminer par dire que cette situation est désormais terminée, et que vous êtes prêt à continuer votre chemin ». Brûlez la feuille.
  • Réaliser une méditation dans laquelle vous faites vos adieux à toutes les conséquences négatives de cette situation passée. Visualisez-vous sur un nouveau chemin et visualisez vos projets pour le futur.
  • Vous pencher sur vos objectifs de vie, et mettre un plan d’action pour y parvenir.

Utiliser le passé pour en faire une force

« Ce qui ne tue pas nous rend plus fort » – Nietzsche

Quand nous vivons encore dans le passé, c’est bien souvent pour les expériences négatives et traumatisantes plutôt que pour les moments de joie et de sérénité (en tout cas rarement en premier lieu.)

Je vous invite à prendre un temps pour vous poser les questions suivantes :

  • Qu’ai-je appris sur moi grâce à cette situation ?
  • Qu’ai je fais que je n’aurais jamais pensé faire grâce à cette situation ?
  • Comment suis-je sorti.e de ma zone de confort pendant cette situation ?
  • Par rapport à cette situation, qu’est ce que je ne veux plus ? Qu’est ce qui m’est intolérable ?
  • Par rapport à cette situation, qu’est ce qui m’est important et primordial ? Comment puis-je le mettre en oeuvre dans ma vie ?

Avec ces questions, vous verrez comment cette situation peut vous être porteur d’apprentissage et vous aider à vous construire un avenir meilleur. Nous ne pouvons pas changer le passé mais nous pouvons construire notre présent et notre avenir, et n’oubliez pas que le présent d’aujourd’hui est le passé de demain. N’hésitez pas à faire appel à une tierce personne pour vous aider : psychologue, sophrologue, hypnothérapeute, coach etc… Nous sommes tous capables de trouver cette sérénité intérieure, qui nous permet d’avoir des bases solides pour trouver le bonheur.

Cassandra Troncale – Coach et sophrologue spécialisée dans la confiance en soi

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :