Et si on faisait une detox digitale ?

SMS, messenger, téléphone, mail, infos à la télé… Au quotidien, nous sommes acculés d’informations, parfois sans même nous en rendre compte ! Avez-vous déjà regardé le temps passé (juste) sur votre téléphone en fin de journée ? Moi oui, et ça a été le choc…

J’ai fais le test pendant une semaine, tous les soirs je regardais le temps que je passais chaque jour sur mon téléphone. La réponse a été sans appel : 5h30 en moyenne. Alors même si mon téléphone est mon outil de travail, je ne pouvais pas passer 38h/semaine, 154h/mois et 1848h/an sur mon téléphone !

L’analyse est rapide : mon téléphone me suit partout !

J’aime beaucoup réfléchir en termes de temps et d’espace, et je me suis posée la question de QUAND j’utilise mon téléphone, et OÙ ? La réponse était plutôt simple : partout et tout le temps !

C’est bien simple, pendant longtemps, mon téléphone passait déjà ses nuits avec moi, tranquillement posé sur la table de nuit. Je vous passe tous les effets nocifs des ondes que se prend notre cerveau tout au long de la nuit. Donc premier geste du matin, un coup d’oeil sur le téléphone, et dernier geste du soir, coup d’oeil sur le téléphone aussi…

Quand j’ai décidé de retirer mon téléphone de ma chambre, je me suis quand même vite rendu compte qu’il prenait tout de même rapidement place à ma table du petit déjeuner, comme si je ne pouvais pas manger en pleine-conscience mon repas, parce qu’on ne sait jamais, des fois qu’un mail archi-important serait arrivé pendant la nuit, ou que l’un de mes contacts Facebook avait pris une super photo de chat en train de ronronner… Bien sûr, il en était de même pendant mon repas du midi, et mon repas du soir. Je vous parle des moments pendant lesquels je prenais mon bain ? Non ? Vous voyez où je voulais en venir…

En terme d’espace bon, ce n’est pas mieux. Mon appartement est composé de trois pièces : salon-cuisine, chambre, salle de bain. Bien sûr, le téléphone me suivait partout, et je ne vous parle pas de la voiture, dans laquelle mon téléphone est toujours là, prêt à me mettre en danger à tout moment.

Ah oui et le téléphone dans les relations on en parle ? Je pense que ça nous est tous arrivé de parler à quelqu’un qui est sur son téléphone, et de constater que nous n’avons pas toute son attention, parce qu’il est en train de scroller sur Insta… Et ça donne à peu près ça : « Ma chérie, tu sais que mon patron va peut-être devoir licencier pour raisons économiques ? », réponse de l’intéressée : « Ah c’est cool ça ! »… Apparemment, le chat qui ronronne était de retour sur Facebook…

Se faire contrôler ou prendre le contrôle ?

Une fois bien réfléchis, le constat était évident : j’étais clairement sous le contrôle de mon téléphone, et tout ça pour quoi ? Disons le clairement, des bêtises et du voyeurisme… Ca me détachait clairement de moi-même, de l’instant présent voire de mes relations. On est bien loin de la méditation.

Donc comment faire pour se détacher du téléphone ? Je vous propose plusieurs pistes :

Délimiter l’utilisation du téléphone en temps et en espace

Première étape, je vous conseille fortement de délimiter un créneau horaire pendant lequel vous vous autoriser à vous laisser alpaguer par votre téléphone. Si celui-ci est votre outil de travail, déterminez des créneaux pour usage professionnel et d’autres pour usage personnel. En dehors de ces créneaux, couper le son, et si vous voulez rester joignable en cas d’urgence, désactiver toutes les notifications des appli non désirées, et laisser votre téléphone dans un coin dans lequel vous ne serez pas tenté de le saisir.

En terme d’espace, même conseil : interdisez-vous d’emmener votre téléphone dans toutes les pièces de votre maison. Laissez-le dans le salon ou la cuisine, et c’est tout ! Dans la voiture, mettez-le à l’arrière, et avec vos amis, laissez votre téléphone dans votre sac ou dans l’entrée. Nous profitons beaucoup plus de nos proches qui sont près de nous que ceux qui sont derrière un écran 😉

Prendre conscience de tout ce que vous pourriez faire du temps passé sur le téléphone

Vous pouvez déjà faire comme moi : chercher à vous faire mal en allant prendre conscience du temps que vous passer sur votre précieux. Vous vous rappelez de toutes ces fois où vous avez dit « je n’ai pas le temps… », vous allez en trouver plus facilement maintenant :-p

Demandez-vous ensuite ce que vous aimeriez avoir comme temps supplémentaire : faire du sport, avancer dans votre bouquin, méditer, faire la cuisine, tenir votre cahier de gratitude… et ritualisez-les à des moments pendant lesquels vous regardiez des vidéos sur votre écran par exemple.

Mais aussi, ne cherchez pas à toujours FAIRE quelque chose, mais juste à ÊTRE.

Et je vous parle bien ici de méditation, se connecter à l’instant (repas, douche, moment du lever, du coucher…). Je vois aussi beaucoup de personnes qui, au restaurant par exemple, dès que leur partenaire de table s’absente, ont pour premier réflexe de sortir leur téléphone. Et si vous en profitiez pour observer autour de vous ? Les paysages, les sourires des gens, leur façon de s’exprimer, d’interagir… et vous en apprendrez bien plus sur les relations humaines que le dernier partage de Jean-Charles sur Facebook 😉 C’est promis !

Alors par cet article plutôt court, je souhaitais vous inviter à revenir dans une réalité pas toujours très plaisante, mais tellement plus authentique, tellement plus vibrante, à vous reconnecter à l’instant présent, à l’ici et maintenant, à vos proches et aussi à vous même… Parce que si le bonheur est à porté de main, il ne se trouve sans doute pas sur le clavier virtuelle de votre smartphone 😉

Cassandra Troncale, thérapeute sur Tours (37)

Quand notre cerveau nous joue des tours…

Avez-vous déjà entendu parler des biais cognitifs ? Il s’agit de stratégies mises en place par notre cerveau dans le traitement d’une information, qui visent en premier lieu bien souvent à gagner du temps dans nos prises de décisions, mais qui vont souvent à l’encontre d’une manière de pensée rationnelle et logique. Et vous allez-voir que ces biais se manifestent régulièrement dans votre quotidien à vos dépends !

Il existe différents biais cognitifs : le biais de négativité qui est la tendance à donner plus de poids aux expériences négatives qu’aux expériences positives, le biais du temps présent qui est le fait de privilégier le résultat immédiat, même s’il est moins avantageux, plutôt que le résultat sur du long terme, ou encore le biais de représentativité, qui lui, nous fait considérer un élément comme représentatif d’une population.

Pour cet article, je vous parle du biais de confirmation, qui est particulièrement présent dans nos vies, et que je rencontre régulièrement comme blocages chez mes clients lors des consultations.

Le biais de confirmation : nous croyons ce que nous voulons croire !

C’est ce biais cognitif qui m’a donné envie de faire un article sur ce sujet. Étrangement, j’en entends beaucoup parler en ce moment, et particulièrement un soir cette semaine lors d’un reportage sur l’accident d’un avion de ligne d’une célèbre compagnie asiatique, dans lequel un spécialiste des comportements humains nous faisait part de son analyse du comportement des pilotes lors de cet accident, et particulièrement de l’impact du biais de confirmation dans l’erreur de pilotage.

Alors que s’est-il passé dans la tête des pilotes ?

Erwan Doisy, pilote professionnel « , nous relate l’évènement et son interprétation par les pilotes :

« Avant toute chose, il faut préciser que la compétence de l’équipage, composé de trois pilotes expérimentés et toujours bien notés, n’a pas à être mise en cause dans cet évènement.

Le 31 octobre 2000, il est 23 heures et une tempête souffle sur l’aéroport de Taïwan. Après avoir fait, refait, et contre-vérifié tous ses calculs, le pilote remplaçant, en retrait derrière les pilotes en fonction, transmet au commandant sa conclusion, selon laquelle l’avion peut décoller malgré les conditions, mais qu’il ne faut pas tarder, les prévisions météos annonçant que la situation se dégraderait de minute en minute. Une pluie torrentielle s’abat sur le sol et limite la visibilité.

Le contrôleur aérien donne l’autorisation à l’avion de quitter le parking pour rouler jusqu’à la piste 05L (L, pour left : il y a deux pistes parallèles sur cet aéroport, une 05L et une 05R pour right). Le commandant débloque les freins, et fait rouler l’avion. Au vu des conditions météorologiques, il décide prudemment de rouler à moins de vingt kilomètres par heure, soit environ deux fois moins vite qu’à l’accoutumée. Au loin se profile un virage, et l’équipage prépare consciencieusement son décollage. Le commandant demande à l’officier pilote de lui lire les NOTAMs du jour (NOTice To AirMen, un bulletin qui précise quotidiennement les conditions inhabituelles du jour, comme des travaux sur l’aéroport, ou un changement de fréquence radio pour les échanges avec le contrôleur par exemple). Aujourd’hui, un NOTAM précise que la piste 05R est fermée, pour cause de travaux. « Après le virage, la piste est à 250 mètres, c’est la deuxième à la droite » précise l’officier pilote qui consulte la carte de l’aéroport pendant que le commandant fait toujours rouler l’avion. L’avion prend le virage et continue sa lente avancée sous la pluie. Chacun est très occupé dans le cockpit, et seul le commandant regarde à l’extérieur, essayant de deviner son chemin à travers le rideau de pluie. La pression monte, il faut faire vite, car si le vent s’accentue, l’avion ne pourra pas décoller.

Après de longues dizaines de secondes, le commandant aperçoit enfin l’éclairage qui révèle la piste, sur sa droite. L’avion tourne donc sur sa droite et s’immobilise. Le commandant, qui a réduit sa vitesse par rapport à d’habitude, rappelons-le, est convaincu qu’il a parcouru les 250 mètres qui le séparaient de la piste 05L. Il aligne parfaitement l’avion sur l’axe central de la piste, et l’équipage procède à une ultime vérification avant de lancer le Boeing 747 à pleine puissance. Du coin de l’oeil, le commandant aperçoit le panneau d’entrée de piste, et y apercevant le numéro 05, il revient à ses procédures. De toutes façons, la coutume veut que dans le cas improbable où le pilote se trompait de piste, alors le contrôleur, avec sa vision panoramique depuis le haut de la tour de contrôle, devrait l’en avertir. L’officier pilote branche le système de guidage d’atterrissage, une habitude qui permet à l’équipage d’être guidé dans l’axe de la piste après le décollage. « Tiens, l’indicateur est dans le coin gauche, il nous dit que l’avion est à droite de la piste, pourtant le nez est bien sur la ligne centrale… » remarque-t-il. Le commandant, avec toute son expérience, répond que ce système ne fonctionne que quand il en a le temps.

La pluie s’intensifie, encore, et l’équipage n’a qu’une hâte : arracher l’avion du sol, et le mettre en sécurité, loin de cette tempête tropicale. Alors la voix du contrôleur se fait entendre dans le casque de chacun des trois pilotes : « Vous êtes autorisés à décoller de la piste 05L ». Soulagé, le commandant lance les quatre manettes en butée avant et les quatre réacteurs grondent. L’avion accélère jusqu’à 150 kilomètres par heure, avant que les trois pilotes n’aperçoivent à quelques dizaines de mètres devant eux une série d’obstacles en plein milieu de la piste. Le commandant tire frénétiquement sur le volant, mais l’avion n’a pas encore suffisamment de vitesse pour décoller. Il percute les obstacles, qui sont des engins de chantier, se disloque, et 125 tonnes de kérosène s’échappent des réservoirs et prennent feu. 83 personnes laisseront la vie sur la piste 05R de l’aéroport de Taïwan ce soir-là.

Revenons sur quelques points. D’abord, l’équipage n’a qu’une idée en tête, décoller le plus vite possible, à cause des conditions météorologiques. Toute l’attention des trois pilotes est monopolisée par cette donnée : un phénomène appelé tunnelisation, car un véritable tunnel mental se crée, ne permettant à celui qui en est victime de ne voir que son objectif au bout du tunnel, et l’isolant de tout le reste ce son environnement. Tout le reste, ce sont les indices qui auraient dû alerter l’équipage s’il n’était pas sous l’emprise de la tunnelisation. D’abord, le contrôleur n’averti pas le pilote, comme il est de coutume nous l’avons vu, qu’il est sur la mauvaise piste : première fausse confirmation. Dans les faits, la visibilité de 600 mètres sous l’averse, ne permettait pas au contrôleur de voir l’avion, depuis sa tour située à 1600 mètres des pistes. Ensuite, c’est ce dernier virage pour s’aligner sur la piste : il intervient après un interminable roulage qui laisse supposé que la distance des 250 mètres a été parcourue, deuxième fausse confirmation. Le commandant de bord avait réduit sa vitesse par rapport à d’habitude, et il n’a pas parcouru plus de 175 mètres. D’ailleurs, une piste fermée n’est pas censée être éclairée, et le commandant tourne sur une piste dont le balisage lumineux brille de mille feux : troisième fausse confirmation. Le panneau indique bien « 05 », quatrième fausse confirmation. Un coup d’oeil plus attentif aurait appris à l’équipage que le pannonceau affichait plus précisément « 05R ». L’officier pilote alerte le commandant de bord sur l’instrument de radionavigation qui leur indiquait être à droite de l’axe de la piste. Mais le commandant de bord, habitué aux instruments peu précis ou défectueux, avance que ce système doit être encore une fois en dysfonctionnement. Cinquième fausse confirmation.

Inconsciemment convaincus pendant tout ce temps qu’ils étaient sur la bonne piste, et leur attention étant focalisée sur un autre sujet, les pilotes n’ont pas capté les informations qui les alertaient sur leur erreur. Mieux encore, ils ont capté des informations qui, à leurs sens, confirmaient le fait qu’ils étaient sur la bonne piste. Ces signaux de confirmation étaient tellement puissants, que le commandement de bord était encore convaincu après le crash, et lors de l’entretien avec les membres du BEA (Bureau d’Enquête et d’Analyse pour la sécurité de l’Aviation Civile) local, qu’il avait emprunté la bonne piste. »

Ainsi, nous pouvons voir comment l’environnement stressant a modifié la manière de penser des pilotes, qui avaient une idée en priorité en tête, décoller le plus rapidement possible. Le cerveau a ainsi traité l’information de la façon la plus favorable à une prise de décision allant dans ce sens, et en a occulté les contre-indications, pourtant sous ses yeux. Il

Ce biais de confirmation est très prononcé dans les contextes politiques ou encore les situations émotionnelles. La subjectivité prend le dessus, donnant plus de poids au biais de confirmation. On remarque également beaucoup cette tendance avec les médias : télévision, réseaux sociaux… Encore plus quand on sait que Facebook par exemple va sélectionner les informations en fonction de notre historique de recherche : vous vous trouvez alors à tomber « par hasard » sur des articles venant conforter vos idées, et à détester (allez avouez-le, voire insulter) les sites ou posts qui mentionneront des postulats différents. Souvent, vous vous rendrez compte que nous n’allons pas chercher l’information mais bien la confirmation…

Pourquoi on aime le biais de confirmation ?

Alors pourquoi notre cerveau va-t-il instinctivement chercher la confirmation ? Il existe plusieurs raisons qui viennent motiver ce fonctionnement mais la principale explication est celle-ci :

En une journée, notre cerveau est noyé d’informations : il doit dépenser beaucoup d’énergie à percevoir, juger, apprécier, évaluer… Encore plus depuis quelques décennies avec le développement de la technologie, ou l’accès à l’information se fait partout et tout le temps. Souvent, ce n’est même plus vous qui allez à l’information c’est l’information qui vient à vous. Notre cerveau va alors préférer prendre des raccourcis qui lui feront gagner du temps, et de l’énergie.

Il est aussi bien plus facile et sécuritaire de trouver l’information qui va venir conforter nos croyances, nos fonctionnements, notre manière de voir le monde, plutôt que l’information qui nous invite à repenser toute un mode de fonctionnement, et parfois des habitudes ancrées depuis de nombreuses années.

Alors bien sûr, ce processus est inconscient et nous ne nous en rendons pas compte lorsqu’il agit. Il est plus facile pour nous de voir le monde tel que nous le pensons, et de le rendre conformes à nos attentes.

Alors peut-être êtes-vous sceptique et ne vous sentez pas concerné ? Pourtant, nous sommes tous concernés et sous influence de ce biais de confirmation. Quelques exemples :

  • Nous sommes en été et le summer body ne nous a jamais mis autant de pression. Ce matin, vous êtes monté sur la balance et le poids affiché ne vous convenait pas. « Il y a certainement un bug » vous êtes-vous dit. Alors vous êtes descendu, secoué un peu la balance, l’avez déplacée de quelques mètres sur la gauche (oui c’est du vécu… 😋), et la balance est sympa, elle vous affiche 500 grammes de moins. Vous redescendez et rangez la balance. « Et bien oui, c’est cette information qui est bonne, pas la première… ». Vous avez été victime du biais de confirmation.
  • Depuis quelques temps, vous avez la sensation qu’un proche vous évite, qu’il vous en veut pour une quelconque raison. Vous allez alors tenter de chercher l’information sur les réseaux sociaux, auprès de proches en commun, dans le téléphone de votre conjoint.e si c’est de lui.elle qu’il s’agit… Et vous allez forcément trouver des « preuves » de cette distanciation : « s’il me dit qu’il n’est pas disponible pour me voir c’est bien qu’il met une distance », « il parle à untel et pas à moi, donc c’est que c’est que le problème est avec moi. », « elle a écrit à Machin et elle ne me l’a pas dit, c’est qu’elle ne veut plus que je sois son confident et elle met une distance ».
  • A une échelle plus large, nous pouvons encore considérer les avis de communauté : par exemple, les platistes qui vont ignorer toutes les informations qui pourraient les contraindre à penser que la Terre est ronde, et vont aller chercher les informations confortant leurs pensées, sans même chercher à reconsidérer leur point de vue.

Des exemples, il y en a des milliers, et vous en faites l’expérience au quotidien (oui, oui tous les jours…). Je ne prends pas le risque, de vous énoncer les différents exemples que pourraient illustrer la Covid et la période de confinement : qu’il s’agisse de nos points de vue sur le virus en lui-même, les avantages et risques liés au confinement ou encore les « accusations » conspirationnistes qui visent le gouvernement quant au virus par exemple, mais je suis sûre que vous arriverez à faire des liens par vous-même… .

Alors une fois n’est pas coutume, et si vous avez lu mes autres articles vous vous doutez certainement de ce que je vais vous dire… Nos idées, nos croyances, nos préjugés dépendant majoritairement de notre parcours de vie, de nos projets, de notre éducation… et aussi de notre capacité et envie de nous remettre en question et modifier nos comportements.

Comment faire pour le contrer ?

Alors soyons clairs, le biais de confirmation ne peut pas être supprimé. Il fait parti du fonctionnement Humain, et viendra vous surprendre quand vous vous y attendrez le moins.

Cependant, il est tout de même possible d’en diminuer les effets, et cela passe par une première grosse étape, et pas la plus simple : la prise de conscience.

Prendre conscience du moment dans lequel vous faites face au biais de confirmation.

Nous ne pouvons pas changer un comportement si nous n’en avons pas conscience. Alors prenez un temps pour lister vos croyances, vos opinions politiques, économiques, sociétales, environnementales…. et les arguments qui vous confortent dans ces différents points de vue.

Réfléchissez aux informations que vous avez pu trouver ou chercher et qui sont venues confirmer votre idée. En cherchant l’information contraire, auriez-vous pu la trouver ? Si la réponse est oui, c’est que vous avez été influencé par le biais de confirmation.

Prendre le temps de se faire une idée

Alors oui je sais, nous vivons dans une société du « tout de suite, maintenant », et c’est valable aussi pour l’élaboration d’une réflexion, d’une prise de position…

Nous l’avons vue, le biais de confirmation est présent pour nous aider à prendre des décisions rapidement, et c’est justement pour cette raison que nous faisons des erreurs. Alors prenez le temps de faire des recherches larges et ouvertes. Ne cherchez pas « La Terre est-elle plate ? », mais plutôt ‘Quelle est la forme de la Terre ? », et prenez le temps de vous fier à la qualité des arguments, à votre objectivité, et faites taire votre subjectivité… en tout cas le temps d’un instant.

Soyez ouvert ! Chercher la preuve du contraire

Allez-même plus loin pour jouer avec votre cerveau, allez chercher sciemment l’information contradictoire pour vous mettre le doute, et voyez comment vous réagissez… Soyez le plus honnête possible avec vous-même et prenez votre décision une fois que vous avez pris connaissance des informations contradictoires.

Ne cédez pas à la pression des autres !

Oui c’est difficile, et c’est peut-être ici que le cerveau présentera le plus de résistance, car il va accorder plus de crédit aux personnes qui vous sont chères, que vous appréciez, ou qui selon vous ont le plus de crédibilité.

Vous pouvez aussi faire le choix d’une décision rapide pour répondre à la pression de votre supérieure hiérarchique par exemple ou de votre famille, et ainsi votre cerveau va faire le travail à votre place pour venir confirmer un début de réflexion. Il peut parfois être plus difficile d’en être conscient et de faire un travail de distanciation.

Alors si vous ne voulez pas finir comme les pilotes de la compagnie aérienne, je vous invite à rapidement prendre conscience de vos biais de confirmation… 😉

Cassandra Troncale – Coach et thérapeute sur Tours (37) Cabinet Kaléidoscope

En collaboration avec Erwan Doisy, pilote professionnel.

Le TOP 10 des activités à faire à Tours cet été

A la rédaction de cet article, nous sommes le 27 juin 2020. C’est l’été depuis quelques jours et, après cette période de confinement, nous avons tous envie de profiter en extérieur et la belle ville de Tours nous réserve plein de bonne surprises. Alors pour vous, j’ai fais le tour des activités et évènements se tenant en Touraine.

Tours – Place Plumereau

Avant tout, soyons clairs : ce top 10 n’est pas classé de manière hiérarchique, dans le sens où il n’y a pas pour moi un classement « de la meilleure activité à faire à la moins bonne », mais juste dix activités sympas à faire sur Tours.

Ensuite, et bien sûr, loin de moi l’idée de vous expliquer comment respecter les règles liées à la Covid lors de ces activités. Je considère que vous êtes adultes et responsables, et que vous saurez réaliser les gestes indispensables à votre sécurité et ceux de votre entourage.

La Place Plumereau

Ce titre sonne comme une évidence et je suis sûre que vous vous doutiez que j’allais faire un paragraphe sur cette « place de la fête ». Alors vous avez le choix, place Plum’ : boire un verre, vous faire un bon repas ou manger une glace, vous y trouverez votre bonheur. En plein été, c’est LA place de l’instant présent. Imaginez un peu : il fait beau et chaud, vous êtes avec des copains, une bonne bière et quelques gressins à tremper dans une bonne crème fraîche à la ciboulette. A quoi pensez-vous ? A rien ! Vous profitez juste de l’instant, et vous écoutez les divers rires et éclats de voix des personnes qui sont aussi heureuses que vous d’être Tourangelles et de profiter d’une belle soirée estivale. Encore faut-il aimer la foule et le bruit de la vie et de la fête… 🙂

Les bords de Loire

Un peu plus calme et bucolique, la Loire offre de nombreux endroits sur lesquels vous pouvez vous poser seul ou avec des copains, pour boire un verre, pique-niquer ou vous profiter d’un moment de méditation. Vous pourrez vous offrir un instant de détente, tout en observant le rythme tumultueux de la Loire et de ses courants. Attention cependant à ne pas céder à la tentation d’aller s’y baigner : car même si la Loire peut paraître sympathique, ses courants farceurs sont particulièrement dangereux, avec des tourbillons capables d’emmener un homme à plusieurs mètres de profondeur et de ne le rendre que plusieurs dizaines de minutes plus tard… Quelques imprudents y ont perdu la vie, alors contentez-vous d’y regarder nager les canards!

Le jardin botanique

Qu’il s’agisse de se balader, de faire du sport, ou de se poser avec des copains, le jardin botanique est toujours apprécié. Vous pourrez déambuler dans les allés, observer les différents animaux, ou encore vous asseoir tranquillement sur banc pour vous offrir une pause sereine et au calme. Le jardin botanique est l’un des rares endroits, en plein coeur du centre ville dans lequel vous aurez l’impression d’être transporté(e) pour quelques minutes à la campagne.

Tours – Le jardin botanique

Le Château Belmont The New Crest

J’ai eu la chance de découvrir cet endroit il y a quelques jours, et j’ai adoré !

Vous rêvez d’un week-end cocooning et SPA mais n’avez pas l’envie de faire des kilomètres pour vous offrir un instant de détente ? Ne cherchez plus, le bonheur est tout prêt de l’avenue de la Tranchée. Ce château vous offre diverses prestations : piscine, SPA, chambre d’un grand standing, parc arboré et restaurant digne des meilleurs chefs. J’ai eu l’occasion d’y séjourner lors d’un week-end entre amies et autant vous dire que je n’ai pas été déçue. Les prix défient toutes concurrence (à titre indicatif : la suite pour quatre nous est revenue à 60€ par personne). Ce château vous procurera un véritable moment de bien-être : détente physique au SPA, ou connexion à l’instant présent lors de la ballade dans le parc. Vous pourrez y apprécier un bon verre de vin frais, et si vraiment vous prenait l’envie de faire la fête, vous êtes à dix minutes à pied du centre ville…. Alors qu’attendez-vous ?

L’étang du Louroux

Alors oui ok on s’éloigne un peu de Tours.. mais ça en vaut le coup. Ce lac perdu en plein milieu de la campagne du sud du département possède un laboratoire ornithologique qui vous permettra d’observer pas moins de 150 espèces d’oiseaux si vous êtes patient. Bien sûr vous pouvez également profiter du sentier de randonnée de plus de cinq kilomètres, ou encore du calme du village, ou tout simplement d’une bonne sieste au soleil (pensez le cas échéant à la crème solaire!).

Les caves de producteurs de vin de Montlouis

C’est bien connu, dans la région nous avons de super vins ! Et si vous êtes amateur de vin, pourquoi ne pas vous offrir un moment de dégustation avec un atelier oeunologie ? Alors vous avez l’embarras du choix mais vous pourrez trouver votre bonheur par exemple à Montlouis dans les caves trogolodytes, en visite libre ou en audio-guide. En réservant, vous aurez la chance de goûter les différents vins de la région, et peut-être même quelques spécialités comme les rillons ou les rillettes de Touraine. Alors un petit creux ? (Pour plus d’infos : https://www.cave-montlouis.com/)

Cave de producteurs à Montlouis

La Guinguette de Rochecorbon

Alors là vous ne pouvez qu’aimer ! Que vous soyez en famille ou entre amis, que vous ayez envie de danser ou encore de profiter d’un moment paisible au bord de la Loire, vous y trouverez forcément votre bonheur. La guinguette vous offre différentes animations : golf, pétanque, jeux pour les enfants, restaurant et le soir piste de danse, et le tout dans une ambiance bucolique aux portes de Tours.

Le cabaret Chez Nello

Nello n’est plus à présenter sur Tours. Si vous souhaitez passer une soirée digne d’un grand cabaret parisien, en vous régalant les papilles, c’est ici ! Repas gastronomique, danseuses talentueuses, et crises de rire assurées. En plus, vous apprécierez l’ambiance conviviale et familiale du cabaret, et ça, même à Paris vous ne trouverez pas ! 😋

Notons que Nello est en plus abordable et extrêmement accueillant : vous pourrez être sûr qu’il vous accueillera à votre arrivée et vous souhaitera une bonne soirée à votre départ.

Le Lac de la Bergeonnerie

Et enfin, s’il fait beau et chaud et que vous avez envie de profiter un peu de l’eau, je vous propose d’aller faire un tour au lac de la Bergeonnerie à Joué-Lés-Tours. Ce parc, en plus d’être très arboré et de proposer des balades entre lac et forêt, vous offre des activités comme l’accrobranche au dessus du lac, du jet-ski ou encore du pédalo. et si vous avez un petit creux, il suffit de vous poser sur la rive pour manger une glace.

Les nombreux châteaux de Touraine

Tours est une ville chargée d’histoire. Et parmi les nombreux édifices de Touraine, vous trouverez forcément un château qui vous plait. Qu’il s’agisse de celui de Villandry et ses merveilleux jardins, d’Amboise qui domine la ville et la Loire, ou encore le château de Chenonceau, posé sur le Cher… vous avez l’embarras du choix !

Et pour vous faire un programme de visite, c’est par ici : https://www.touraineloirevalley.com/decouvrir/chateaux-de-la-loire/.

Château de Chenonceau

Voilà pour ce top 10 des endroits à visiter sur Tours, et la liste est loin d’être terminée ! Vous pouvez aller sur le site TripAdvisor qui répertorie les différents endroits de Tours dans lesquels vous pourrez, au choix, vous détendre, vous amuser ou vous cultiver !

N’hésitez pas à m’en dire des nouvelles ! Bel été à vous !

Cassandra Troncale, coach et thérapeute à Tours (37)

Vivre ou exister : que choisissez-vous ?

Oscar Wilde disait « Vivre est la chose la plus rare du monde, la plupart des gens ne font qu’exister ». Mais alors quelle est la différence entre les deux ? Et vous, où vous situez-vous ? Comment faire pour (ré)apprendre à vivre ?

Vivre ou exister : quelle différence ?

Cela peut paraitre évident mais nous existons tous par les simples faits de respirer, manger, boire, naître et mourir. Nous passons tous par ces étapes de vie, parfois même sans en avoir conscience.

Vivre nous demande plus d’efforts, et surtout de bien se connaître. Vivre ou encore nous pourrions dire « se sentir vivant », c’est vibrer, crier, pleurer, danser, jouer, et surtout être en accord avec soi-même, être aligné : FAIRE CE QUE NOUS AVONS ENVIE DE FAIRE.

Vivre est donc très subjectif, très personnel alors qu’exister est plus commun, nous le faisons tous. Exister, ce n’est ni aimer ou détester, c’est presque ne pas se poser la question. C’est aussi être coupé de ces sens, qui nous relient à la nature et à notre environnement, nos relations.

Alors comment faire pour vivre ?

Avant même toute action, vouloir vivre demande un temps d’introspection, qui peut être plus ou moins long en fonction de chacun. Il s’agit de se demander :

– Quels sont vos rêves, vos envies ?

– Qu’est ce qui vous a procuré du plaisir tout au long de votre vie ?

– Quels sont vos plaisirs simples ou vos plaisirs intenses.

– Qu’aimeriez-vous-vous faire et réaliser cette semaine ? Cette année ? Dans 10 ans ?

– Qu’est ce qui vous anime au quotidien ? Quels sont vos loisirs et vos passions ? Qu’attendez-vous toute la semaine ? Toute l’année ?

– Il y a-t-il des choses que vous vous interdisez de faire et pourquoi ?

Mises en oeuvre, toutes les réponses à ces questions vont vous procurer des émotions de joie, de plaisir, d’enthousiasme. Qu’il s’agisse d’y réfléchir en mode projet pour certains, ou encore de les mettre en place, tous ces éléments vous permettront de vous sentir vivant. Ne pas hésiter à reproduire sans modération vos petits plaisirs !

Il est important également de vous demander comment vous vous positionnez dans vos relations, et surtout si vous vous affirmez. Il est important de dire « Non » quand vous pensez « non », de donner vos points de vue sincèrement, de ne pas vous excusez des que vous bouger le petit doigt. Pourquoi est-ce important pour se sentir vivant ? Tout simplement parce que vous serez pleinement vous-même, vous aurez la satisfaction d’avoir répondu à vos besoins, de vous êtes pris en compte. Lorsque nous agissons en fonction du regard et des attentes des autres, c’est comme si nous n’étions plus nous-même, nous pensons à travers les autres, et agissons de la façon dont l’autre le souhaite (que l’on croit…). Quoi de plus mortel que de ne pas se respecter ? 😉

Toutes ces questions ont leur lot de manifestations mentales, émotionnelles et corporelles : et c’est bien ces manifestations qui vont aider à vous sentir vivant, même si elles ne sont pas confortables, comme ça peut souvent être le cas lorsque nous sommes en colère ou stressés par exemple.

Petit cas pratique, pensez à la dernière fois que vous avez vécu une situation plaisante (une soirée avec des amis par exemple, un week-end en amoureux, reçu une bonne nouvelle…), ou une situation inconfortable (stress, peur, colère…). Demandez-vous maintenant :

– quelle était l’émotion présente (joie, surprise, mélancolie…) ?

– comment avez-vous ressenti ces manifestations d’émotion dans votre corps (cœur qui palpite, énergie dans tous le corps, sourire, boule au ventre…) ?

– quelles étaient vos pensées à cet instant ? Que vous êtes-vous dit ?

C’est bon ? Vous avez pu tout noter ? Super ! Ça commence par la, se sentir vivant… 😉

Vivre, c’est être connecté à soi

Nous l’avons vu, pour commencer à vivre, il faut déjà bien se connaître, travailler sa confiance en soi (article à ce sujet : https://cassandra-troncale.fr/2020/01/04/la-confiance-en-soi-mythe-ou-realite/) pour identifier ce qui nous fait plaisir, ainsi que nos objectifs de vie, ainsi que comprendre le langage de nos émotions (Article : https://cassandra-troncale.fr/2020/05/10/comment-vos-emotions-peuvent-vous-aider-a-mieux-vous-connaitre/). Il faut également être connecté à son corps, qui nous envoie des messages tous les jours de ce qu’il ressent lorsque nous vivons des situations particulières. Lorsque nous avons conscience des sensations agréables que nous procurent certains évènements, je vous conseille vivement d’effectuer des ancrages afin de reproduire ces sensations à chaque fois que vous en avez envie.

… et à son environnement

Nous avons tendance à vivre dans le passé, ou bien dans le futur. Mais comment se sentir vivant si nous vivons dans une époque qui n’existe plus ou qui n’existe pas encore, et donc ne sommes pas connectés à l’instant présent. Nous sommes dotés de cinq fabuleux sens qui nous permettent de nous relier à l’environnement qui nous entoure en temps réel : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat, et le goût. A chaque fois que vous vous connectez à vos sens, vous avez juste à être disponible pour être conscient de la vie autour de vous. Pas dans le passé, pas dans le futur, non là tout de suite maintenant… Et ça aussi c’est se sentir vivant.

Alors oui, le passé fait partie de vous, et il est important d’anticiper le futur et de faire des projets, mais c’est bel et bien dans l’instant présent que vous vous sentirez le plus vivant, le plus présent, le plus serein.

Reprendre le contrôle de sa vie, et apprendre à lâcher-prise

Plus facile à dire qu’à faire, mais pourtant le secret réside dans ce dosage subtile entre contrôle et lâcher-prise.

Quand je dis contrôle, il s’agit de poser des actes pour être aligné avec vous-même, avec vos envies et ce qui vous procure du plaisir, c’est ce que nous avons vu ci-dessus. Il s’agit de prendre en main votre bonheur, et oui prendre des risques ! Car prendre des risques permet également de se sentir vivant, cela permet de sortir de sa zone de confort, de faire des erreurs et de progresser, et donc d’avancer sur le chemin de l’épanouissement.

Et quand je dis lâcher-prise, c’est aussi apprendre à ne rien faire, à ne pas juger (souvent négativement), à être simplement à l’écoute de soi, de l’autre, de son environnement. Le lâcher-prise revient au fait de ne plus chercher à tout analyser, réfléchir, penser… C’est prendre la vie comme elle se présente à vous sur le moment, et s’en saisir avec ces cinq sens. Et surtout, et ce cas est très présent dans le cadre de se sentir vivant, il s’agit aussi de passer la barrière de la peur…

Des exemples pour se sentir vivant :

– Identifier ses rêves et mettre en place un plan d’action pour y arriver.

– Faire des sports ou des loisirs à sensations fortes.

– Prévoir une soirée ou n week-end avec des amis, et mettre des alarmes sur son téléphone pour se rappeler de profiter de l’instant présent, et ainsi décupler le plaisir.

– Faire une balade en nature, observer les couleurs, écouter le son des oiseaux, sentir l’odeur de là forêt et toucher l’herbe pour en sentir la texture.

– Écouter sa musique préférée, et danser !

– Se prévoir un dîner dans son restaurant préféré, ou apprécier une crème au chocolat sans culpabiliser s’il vous plaît !

– Faire une balade à cheval, et partir au galop en profitant des sensations et en regardant le paysage défiler. Se sentir en pleine harmonie avec le cheval et la nature.

– Aller dans un SPA, dans le jacuzzi puis dans le puit d’eau froide !

– Sauter dans les flaques et se rouler dans l’herbe.

– Faire du sport, ressentir toutes les zones du corps qui travaillent.

La sophrologie et l’hypnose au service de votre envie de vivre

Si vous souhaitez (ré)apprendre à vivre, n’hésitez pas à vous tourner vers la sophrologie qui vous aidera à vous reconnecter à toutes ces sensations corporelles, émotionnelles et mentales qui vous permettront de vous sentir vivant, ainsi qu’a faciliter votre lâcher-prise.

L’hypnose sera un outil puissant pour vous défaire de vos peurs conscientes ou inconscientes, et vous redonner l’élan de motivation qu’il vous manque.

Pour plus d’informations sur ces deux techniques, n’hésitez pas à me contacter par mail ou par téléphone !

Cassandra Troncale, coach et thérapeute sur Tours (37)

Comment vos émotions peuvent vous aider à mieux vous connaître

Lors de mes consultations de sophrologie et de coaching, ou en formation, quand je demande à mes patients et stagiaires s’ils connaissent les émotions primaires, ile me répondent bien souvent par la même phrase : « Oui, il y a des émotions positives et des négatives ». J’aime répondre alors « qu’est ce qu’une émotion négative ? ». Et le débat est lancé !

Vivre en harmonie avec nos émotions

Les émotions dites négatives sont bien souvent vécues comme telles en lien avec les manifestations physiques qui y sont associées. Encore faut-il les reconnaitre ! On aimerait souvent ne jamais être triste, en colère ou apeuré. Pour certains, faire face aux émotions des autres est une difficulté.

Parfois même, je rencontre des personnes qui ne sont pas connectées à leurs émotions, qui les refoulent ou qui ne savent pas les identifier.

Par cet article, nous allons voir quelle est l’utilité des émotions, comment les reconnaître et s’en servir, et quelles sont les méthodes qui peuvent nous aider à les gérer.

Les émotions comme outil d’aide à la connaissance de soi 

Avant de savoir gérer une émotion, il faut d’abord savoir de quoi on parle. Alors installez-vous confortablement et faites connaissance avec madame Émotion.

Le mot « émotion » trouve ses racines dans le latin :

  • « Motio » => « mouvement »
  • « E » => « qui vient de »

L’émotion permet de mettre en mouvement l’individu, par rapport à un stimuli interne ou externe. Indéniablement lié au mental et au corps, l’émotion est stimulée par le mental, et va mettre le corps en mouvement pour faire face ou s’adapter à une situation. Elle sera vécue de façon plus ou moins intense selon le vécu de chacun. Face à une situation donc, nous vivrons tous l’émotion de façon différente.

Apprenons déjà à les connaître. Il existe quatre émotions primaires, à partir desquelles en découlent des secondaires, voire des tertiaires :

  • La joie (la surprise, l’enthousiasme, l’euphorie…)
  • La peur (la méfiance, le doute…)
  • La tristesse (la mélancolie, la nostalgie…)
  • La colère (le mépris, l’agressivité…)

Vous l’aurez donc bien compris, les émotions parlent de nous, et parlent « à nous » ! Et qui plus est, elles nous demandent de nous reconnecter à nos sensations corporelles, à notre globalité, et ceci dans l’ici et maintenant.

La première étape est donc d’arrêter de fuir l’émotion, de s’y confronter et même de s’en faire une amie.

L’émotion pour (re)prendre conscience de soi

Vous avez certainement un souvenir dans lequel vous avez vécu une émotion intense. Je vous propose de vous reconnecter à ce moment :

  • Que s’est-il passé au niveau de votre mental ? Que vous-êtes vous dit à cet instant ? Avant ou après ? Quelle image vous-est venue ? A quelle partie de votre vie cet instant vous a-t-il renvoyé(e) ?
  • Qu s’est-il passé au niveau corporel ? Qu’en était-il de votre rythme cardiaque ? De la tonicité de votre corps ? Votre système nerveux s’est-il mis sous tension ou au contraire, s’est-il relâché ?

Vous voyez comment l’émotion vous invite à vous reconnecter à vous-même ? L’ignorer ou la refouler c’est comme mener un combat contre vous-même, vivre à côté de la personne que vous êtes vraiment et ne pas écouter ce que votre corps a à vous dire.

Pouvons-nous utiliser l’émotion dans le cadre d’un développement personnel ?

Je dis oui, oui et re-oui ! Lorsque l’on comprend le message que délivre notre émotion, on n’a plus qu’à avancer.

Reprenez cette même situation et demandez-vous maintenant pourquoi cette émotion s’est manifestée ? Que vous-a-telle appris de vous ? Comment pouvez-vous réutiliser cette expérience pour l’avenir?

  • Vous avec vécu un moment de joie, comment pouvez-vous réitérer l’expérience et pour quel moment ?
  • Vous avez-eu peur ? Quelle est la vraie source de cette peur ? Sur quoi devez-vous travailler pour vivre encore plus serein ?
  • La tristesse a pointé le bout de son nez ? C’est la fin d’une période et le renouveau d’une autre. Comment allez-vous l’aborder ?
  • Vous vous êtes-mis(e) en colère ? Qu’est ce que cela a touché en vous ? A quoi êtes-vous attaché(e) et qu’est ce qui est moteur dans votre vie ?

Quelles méthodes pour vous aider ?

La sophrologie

Vous reconnecter à votre globalité dans l’ici et maintenant pour mieux avancer, il n’y a rien de mieux que la sophrologie pour vous y aider.  Avec des exercices de respiration, de relâchement musculaire, de lâcher-prise mental et d’actions positives, la sophrologie sera une aide précieuse pour mieux gérer vos émotions.

La méditation

La méditation a un avantage non-négligeable : elle se pratique n’importe où et dans n’importe quelle durée. A la recherche d’une paix intérieure profonde, vous vous connectez à vous et à votre monde intérieur, ou encore à l’environnement présent par le biais de vos cinq sens. Dans la douche, en voiture, en forêt… elle vous coupe de votre mental en roue-libre et vous re-connecte à l’ici et maintenant, dans le calme et évite le débordement des manifestations des émotions.

Le coaching

Dans une démarche d’action pro-active, le coaching vous permettra de faire le point pendant votre séance guidée sur vos émotions et les raisons de leurs manifestations. Cette démarche d’actions positives vous permet de comprendre votre fonctionnement, et de réutiliser vos émotions pour une meilleure version de vous-même !

Le sport

Le sport est la méthode qui vous permet de vous réintégrer pleinement à votre corps, et d’évacuer la pression tout en faisant une pause avec les pensées envahissantes. De plus, la libération d’endorphine viendra remplacer les sensations désagréables, vous rendant plus serein pour analyser et peut-être relativiser vos émotions.

Conclusion

Les émotions sont nos amies, et je dirais même plus : les émotions sont vous-mêmes. En les conscientisant et en écoutant ce qu’elles ont à vous dire, vous augmentez votre zone de bien-être et votre connaissance de vous-même.

Et qui dit meilleure connaissance de soi, dit meilleure confiance en soi, meilleure gestion du stress et moins de barrières pour mener la vie que vous avez envie de vivre !

Alors qu’attendez-vous pour prendre rendez-vous avec vos émotions ?

Cassandra Troncale, coach, sophrologue et hypnothérapeute à Tours (37)

La gratitude, un outil simple pour un esprit sain !

Vous l’avez peut-être remarqué, nous avons plus tendance à remarquer ce qui va mal plutôt que ce qui va bien. Pourtant, au lieu de subir certaines situations, nous pouvons décider de prendre en charge notre bien-être et notre façon de voir les choses avec un outil simple : la gratitude.

Gratitude

Qu’est ce que la gratitude ? Il s’agit d’une émotion particulière dont on fait l’expérience lorsque l’on reçoit quelque chose de bénéfique (1). Cette reconnaissance procure un sentiment de bien-être et de bonheur, et peut être liée à un environnement extérieur, une personne extérieure ou à soi.

En 1990, le Docteur Robert Emmons, professeur à l’université de l’Illinois, mène ses premières études sur les effets de la gratitude sur la santé. Ses recherches montreront notamment qu’un individu, qui exposera consciemment de la gratitude pour la vie a minima quatre fois par semaine, verra son niveau de stress diminuer, son sommeil s’améliorer, une performance accrue ou encore un renforcement des liens avec ses proches.

Alors vous allez me dire que c’est bien beau tout ça, mais concrètement ça se pratique comment, la gratitude ? Les études scientifiques nous livrent des idées prioritaires sur ce qu’est la gratitude :

– La gratitude est un processus cognitif, il s’opère dans le mental. Il s’agit de reconnaître qu’un évènements ou un élément nous procure du bien-être, et de reconnaître qu’une source externe en est en partie responsable.

– L’objet de reconnaissance est dirigé vers l’extérieur. Nous le disions précédemment, il s’agit d’une personne ou un élément environnemental. Nous avons de la gratitude pour quelqu’un ou quelque chose.

– Les recherches exposent que la gratitude est « un état qui nécessite un effort pour le créer et le maintenir ». En d’autres mots, la gratitude nous demande de réaliser un effort mental pour s’y consacrer, de prendre un temps pour réaliser ce qui peut être un véritable exercice pour certains.

Dans cet article, nous supposerons qu’il existe également un état de gratitude dirigé vers soi, vers sa façon d’être, sa personnalité et de ses actes, pour une meilleure conscience de soi et estime de soi.

Les effets de la gratitude

Un bien-être augmenté et plus d’émotions positives…

…telles que la joie, l’enthousiasme, et l’optimisme. Il s’agit alors d’un véritable cercle vertueux : je suis positif, j’ai envie de me tourner vers le positif et je suis encore plus positif. On parle alors de « biais de positivité » : on devient plus enclin à remarquer les évènements positifs.

Moins de stress et de dépression

A l’inverse, plus nous consacrons notre temps à nos émotions positives, moins nous en accordons aux émotions désagréables, inconfortables qui peuvent entretenir un cercle viscieux. De plus, à la recherche d’éléments positifs, les individus inscrits dans cette démarche vont plus facilement relativiser les faits, et trouver des effets positifs aux évènements négatifs.

Une meilleure santé

Robert Emmons (2) a réalisé une étude dans laquelle il demandait à des participants de tenir un journal de gratitude pendant dix semaines. Il en a noté les bénéfices sur la santé suivants :

– un meilleur sommeil,

– un système immunitaire renforcé,

– moins de tensions et de gênes physiques,

– une diminution des douleurs chroniques,

– plus d’envie de prendre soin d’eux,

– une meilleure capacité de résilience et d’adaptation à notre environnement.

Des relations renforcées et plus sereines

La gratitude nous invite à être plus tolérants dans nos relations, et à se focaliser sur le positif : les qualités que nous apprécions chez nos proches, et sur l’effet positif que nous apportent ces relations.

On note également :

– l’élargissement de son cercle amical,

– une tendance plus forte à se rapprocher des autres,

– que la gratitude nous incite à inclure les autres,

– que les personnes qui pratiquent la gratitude ont tendance à être plus appréciées, et sont davantage altruistes.

Je liste là une synthèse et une liste non-exhaustive des bénéfices de la gratitude sur notre santé, notre personne et sur nos relations; cependant, si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à lire le livre écrit par Robert Emmons « La gratitude : cette force qui change tout », aux éditions Belfond.

Comment mettre en place la gratitude dans son quotidien ?

La gratitude, quand on n’en a pas l’habitude, c’est un véritable exercice. Tout comme le sport, si l’enthousiasme n’est pas là, il faut d’abord vous faire violence, et promis vous verrez les effets par la suite !

De quoi avez vous besoin ; rien d’autres qu’un carnet, un stylo et de quelques minutes.

Quand ? Le moment que VOUS choisissez. Cela peut-être le matin, le soir, à la pause déjeuner. Il peut être judicieux de programmer ce temps de manière régulière, et toujours à la même heure si possible. La ritualisation de l’exercice vous aidera à le mettre en pratique, et surtout à s’y tenir dans la durée.

Comment ? la première étape et plus que d’écrire, il s’agit de chercher des moments positifs dans sa journée, ou de manière plus générale. Oui, je vous l’accorde, ce n’est pas simple au début, mais promis ça se trouve 😉

Alors voici les moments que vous pouvez noter :

– un moment ou vous avez vu, entendu, senti, goûté un aliment plaisir, touché quelque chose qui vous a procuré du bien-être, même sur un court instant. Vous avez vu un oiseau s’envoler, entendu votre enfant rire, senti la bonne odeur de la boulangerie, touché la douceur du pelage de votre animal préféré, mangé une part de gâteau au chocolat…

– un moment qui vous procuré une émotion positive : de la joie, de la fierté, de la détente, de la sécurité, de l’adrénaline etc…

– un moment pendant lequel vous avez fait une action positive pour vous ou pour les autres : terminé un livre, offert un cadeau à un proche, verbalisé une parole réconfortante, accompli une journée de travail où une tâche particulière…

– un moment partagé : vous avez passé un repas en famille, avez ri avec une copine, aidé une vieille dame à traverser la rue… ce sont tous autant de moments envers lesquels vous pouvez exprimer de la gratitude.

– de manière générale, vous pouvez éprouver de la gratitude pour une bonne santé, une famille aimante, une activité professionnelle épanouissante…

– vous pouvez également exprimer de la gratitude pour vous-même : pour la personne que vous êtes, vos qualités, votre capacité à avoir surmonté les épreuves de la vie, ou encore à mener de front votre quotidien pour atteindre vos objectifs… Faites un pas de côté et remerciez-vous comme vous remercieriez un proche.

Ce carnet a vocation a vous faire du bien, et je vous encourage à le relire régulièrement. Vou pouvez également y coller des photos, des souvenirs, des images qui vous procurent du plaisir, ou pourquoi pas y dessiner ou faire du coloriage.

Alors, sauf le manque d’envie, vous n’avez plus d’excuses ! La gratitude est une démarche d’autant plaisante à mener qu’elle a des conséquences positives sur votre vie en générale, il n’y a plus qu’à !

Alors, qu’attendez-vous ?

Cassandra Troncale, coach et thérapeute à Chambray-Lès-Tours (37)

Forestier, D.E. Et al. (2017), Benefit valuation predicats gratitude.

Emmons, R.A. et McCullough, M.E. (2003). Counting blessings versus burdens, an experimental investigation of gratitude and subjective well-being ni daily-life.

Nous isoler ? Autant se cocooner !

Se recentrer sur soi et s’entourer de positif

La situation actuelle nous oblige à nous recentrer sur nous. Si pour certains il s’agit d’une aubaine, pour d’autres, c’est le grand saut vers l’inconnu ! Alors, sans chercher à se voiler la face, nous pouvons tenter de rendre cette situation plus agréable pour nous. Voici une liste de petites astuces qui pourront vont permettre de rendre ces moments plus positifs.

Ralentir, vivre en conscience

Nous sommes beaucoup à nous plaindre toute l’année de ne pas « avoir le temps de prendre du temps » et d’être toujours en train de courir. C’est le moment de ralentir, de prendre le temps de prendre son petit déjeuner, de profiter d’un instant de détente que vous procurer une douche ou un bain par exemple, regarder une série enroulé.e dans un plaid…

Prenez conscience de tous ces moments en vous connectant à l’instant présent par vos différents sens : sentez les odeurs, observez les couleurs, ressentez la texture de chaque élément sous vos doigts, écoutez les différents sons environnants et dégustez les aliments.

Se chouchouter, prendre soin de soi

C’est également le moment de se réserver du temps juste pour soi, et ce de plusieurs façons !

– Prendre soin de son enveloppe corporelle : on file dans sa salle de bain, on ferme le loquet et on y reste au moins une heure ! Bon, en tout cas ou moins pour une durée que vous êtes sûr.e de pouvoir respecter. Déjà, on peaufine l’ambiance, petites bougies, petites musiques, lumière tamisée, et pourquoi pas, un petit thé frémissant. Et on sort toutes ses crèmes du placard ! Gommages, crème pour le corps, masque à l’argile, soin pour les cheveux… Et on prend le temps de se cocooner !

– Prendre soin de son monde intérieur : parce qu’être bien dans son corps, c’est chouette, mais être bien dans sa tête, c’est important aussi. Alors au choix : méditation, petits moments pour prendre le temps de noter les moments positifs de sa journée, faire la liste de ses qualités et ses points forts… Se procurer du plaisir !

Dormir, se reposer, se relaxer

Nous sommes sur la fin de l’hiver, période à laquelle nous sommes souvent fatigués. De plus, avec un rythme souvent effréné, nous nous sentons encore plus épuisés, sans avoir le temps de récupérer notre dette de sommeil: c’est peut-être bien le moment ! Dormir un peu plus longtemps le matin, faire une petite sieste de vingt minutes après manger, ou s’offrir un moment sophrologie en fin de journée.

Amusez-vous ! Et soyez créatif !

Qui n’a pas rêvé de retrouver son âme d’enfant un jour ? Et bien c’est parti ! Jeux de société en famille, coloriage, puzzle, arts manuels… faites-vous plaisir ! Les jeux et activités créatives nous permettent de nous recentrer sur l’instant présent, et de canaliser notre mental.

Faire du sport

Oui, oui je sais. Moi aussi comme vous, je n’ai pas le temps faire du sport le reste de l’année… :-p Mais je pense que maintenant nous n’aurons plus d’excuses. Alors hop, une vidéo YouTube de la discipline de votre choix, une bouteille d’eau, une petite serviette, et c’est parti pour une session sportive !

Et restez en contact avec vos proches !

A l’heure des réseaux sociaux, nos n’avons plus d’excuses pour ne pas être en contact avec notre famille ou nos amis, et il ne s’agit pas que de contacts superficiels !

Alors même si vous voyez moins vos proches, c’est le moment de prendre régulièrement des nouvelles, de prendre soin d’eux, de s’intéresser à la façon dont ils vivent la situation, et de montrer votre soutien… En quelques mots, en cette période de grande anxiété pour certains, voire de solitude, développez la véritable présence pour l’autre, le soutien, l’amour et l’amitié, parfois par un simple « Je suis présent.e si besoin, ne perdons pas le contact.».

Nous ne pouvons pas changer les situations, mais nous pouvons agir sur notre façon de les vivre, en tentant d’en tirer certains avantages. Cela n’effacera pas les aspects négatifs de cette période, mais peut nous aider à les vivre de manière plus sereine.

Les relations peuvent-elles avoir un impact sur notre bien-être ?

Qui n’a pas déjà été réconforté par une douce parole d’un proche à un moment ou le moral n’était pas au plus haut ? Ou, au contraire, qui n’a pas dans son entourage quelqu’un qui se soit vu complètement démoralisé par le comportement ou la parole d’un proche ?

Nos relations auraient-elles un réel impact sur notre bien-être physique et psychique ? C’est ce que nous allons voir.

Dans un premier temps, il existe différents types de relation

Dans un premier temps, de quoi parlons-nous quand nous évoquons la relation ? Cette dernière inclut au moins trois composantes : deux individus et un lien de partage et d’échanges.

Deux relations ne peuvent pas être identiques et pour causes : il n’existe pas deux mêmes individus. Chaque personne possède sa personnalité, son parcours de vie, ses projets, ses croyances, une éducation propre qui l’a construit ou déconstruit, une façon de voir et d’envisager la vie etc…

Dans une relation, toutes ces composantes de l’individu sont confrontées aux composantes de l’autre individu, et c’est ce qui va créer la relation : les désaccords, les points communs, l’évolution de point de vue que peut apporter l’une des personnes par son expérience, ses conseils etc…

La relation va également se consolider ou se fragiliser par les moments de vie partagés ensemble : un bon moment partagé qui présente des valeurs communes, un soutien dans un moment difficile, ou au contraire un conflit auquel nous n’arrivons pas à faire face, une parole blessante, etc…

Une relation est donc mouvante puisqu’elle évolue en même temps que les individus. Donc une relation évolue en fonction de soi, de l’autre, et de la manière dont on l’entretient.

On note également les différents types de relations qui peuvent avoir des conséquences différentes sur notre bien-être :

Les relations parentales

Les premières relations dans lesquelles nous sommes impliquées et qui vont avoir un impact considérable sur notre construction. Un parent aimant ou non, un parent qui encourage la réussite, un parent présent…

L’enfant ou l’adolescent peut donc bénéficier d’un grand réconfort dans ses relations familiales, ou à l’inverse se trouver en grande insécurité par exemple. Tout au long de son enfance et de son adolescence, l’individu va se construire selon son modèle parental, en association ou en opposition à son schéma d’éducation. La relation de parent-enfant peut avoir de grandes conséquences sur l’estime de soi, la confiance en soi, le bien-être ou encore sur nos relations au autres.

Les relations amoureuses

La relation amoureuse est sans doute celle dans laquelle on s’investit le plus, et surtout est partagée avec l’individu avec lequel nous passons le plus de temps. C’est de ce fait l’une des relations qui demande le plus d’entretien et de compromis. Cette relation peut devenir fusionnelle et en oublier le principe du 1+1=3 : les deux individus se confondent et pensent ne faire qu’un, en venant presque à oublier leur propre identité au profit du couple. Pourtant, pour un bien-être durable et une bonne évolution personnelle, chaque personne du couple doit penser à elle ET au couple.

Ces relations ont de grands impacts sur la confiance en soi du fait du temps partagé ensemble et de la diversité des activités réalisées ensemble, qui donnent lieu à des appréciations réciproques sur les façons d’agir, et donc sur la valorisation ou la dévalorisation.

Les relations amicales

Les relations amicales sont celles que nous nouons avec des personnes inconnues et avec qui nous créons des liens lors de moments de partage (souhaités ou non dans un premier temps) et pendant lesquels nous nous sentons bien, et retrouvons certaines de nos valeurs, des points communs, ou simplement parce que nous nous sentons bien et en sécurité avec ces personnes, sans raison apparente de prime abord.

Les relations amicales sont souvent sources de réconfort, de valorisation, de lâcher-prise et d’évolution personnelle. A contrario, et lors d’une relation amicale néfaste, l’un des individus peut perdre en estime de soi ou encore s’épuiser à trop donner par exemple.

Les relations professionnelles

Comme son nom l’indique, les relations professionnelles vont, en général, lier deux personnes uniquement sur les sujets en lien avec le domaine d’activité. Plutôt superficiel, ce type de relation prend moins en compte la dimension personnelle comme vu plus haut, soit la personnalité, la sensibilité liée à l’expérience de vie, les projets de vie, etc… De ce fait, les relations sont standardisées, et vont principalement impacter la confiance en ses capacités professionnelles (compétences), et sur du long terme, la confiance en soi personnelle.

Nos relations aux autres, une relation à soi ?

Alors comment nos relations aux autres peuvent nous impacter malgré nous, et comment y faire face ?

Et bien comme presque tout sujet de développement personnel, il est important dans un premier temps de bien se connaître, et nous parlons là de la relation à soi.

Demandez-vous dans un premier temps comment vos précédentes, et actuelles, relations vous ont impacté.e et interrogez-en les raisons.

– Dans quels moments je me suis senti.e bien et en confiance et pourquoi ? Quel était l’environnement ? Quelles paroles et quels comportements de mon interlocuteur m’ont apporté du bien-être, pourquoi ? Comment je me suis-senti.e physiquement ? Quelles pensées me sont parvenues ?

– À l’inverse, demandez-vous à quels moments vous vous êtes senti.e en inconfort, blessé.e, en mal-être dans une relation et analysez-en les raisons : l’environnement, les comportements, les paroles. Quelles sont les pensée et souvenirs qui vous ont peut-être traversé.e à cet instant?

Prenez le temps de vous intéresser à votre comportement dans ces deux types de situation. En situation de bien-être, avez-vous exprimé votre gratitude, comment avez-vous profité du moment? En situation d’inconfort, êtes-vous resté.e dans cette situation, vous êtes-vous mis.e en retrait, vous êtes-vous exprimé.e? Et comment expliquez-vous vos comportements (lien au passé, peurs, croyances, etc…) ?

– Les proches vous permettent également de mieux apprendre à vous connaître. Nous avons tous une partie de nous-même que nous ne voyons pas, mais que les autres décèlent. Demandez-leur comment ils vous décriraient et pourquoi, écoutez les remarques qu’ils ont à faire à votre sujet, et prenez le temps d’analyser leurs dires. L’idée n’étant pas de prendre pour argent comptant ces paroles, mais bien de s’en servir pour mieux se connaître.

Les relations sont des outils de connaissance de soi et ces analyses vous permettront d’en apprendre plus sur vous, sur vos besoins et sur ce qui vous est intolérable. Elles vous permettront de les mettre à profit dans vos nouvelles relations pour favoriser les situations de bien-être et éviter les situations d’inconfort et les relations toxiques. Une fois votre bilan réalisé, il est de votre responsabilité de fixer vos limites et de les respecter (c’est avant tout un respect de soi-même 😉 ), et de multiplier les moments de ressources avec vos proches.

De plus, si les relations ne visaient qu’à l’introspection, il serait difficile de les faire perdurer dans le temps. Ainsi, il est important de communiquer sur ses besoins et sur ses limites, afin de fixer le « cadre » d’une bonne entente. N’ayez pas peur d’exprimer vos besoins (en amitié par exemple « Il est important pour moi que nous soyons honnêtes l’un envers l’autre lorsque quelque chose ne nous convient pas ») comme vos limites (à un conjoint « je n’accepte pas le mensonge »).

Évidemment, des compromis sont nécessaires, et des conflits pourront avoir lieu. Il s’agira à ce moment-là de faire appel à votre libre arbitre pour juger si la relation vaut, à votre sens, le coup d’être préservée ou si elle vous apporte plus de mal-être.

La relation à soi bénéfique dans nos relations aux autres ?

Une relation est une question d’harmonie. Nous l’avons vu, une relation comprend trois éléments : les deux individus et le lien qui les unit. Si un individu s’en défait, la relation n’existe plus. Il faut ainsi que les deux personnes se sentent bien dans cette relation, et y trouvent une part de bonheur et de légèreté.

S’il est important de savoir et d’exprimer ce que l’on recherche dans une relation, il semble important de connaître ce dont l’autre a besoin également et ce qui le positionne dans une zone de mal-être. Il semble alors important de questionner l’amoureux.se, l’ami.e… sur ce qu’il recherche et de faire le point sur ce que vous pouvez lui apporter. Vous pouvez lui poser des questions du type :

– Que recherches-tu dans ce type de relation ? Quelles sont les valeurs qui sont importantes pour toi ?

– Si un jour je voulais te faire plaisir, que pourrais-je faire ? As-tu des exemples concrets ?

– Qu’est ce qui pourrait mettre en péril notre amour, notre amitié, nos échanges professionnels ?

Vous pouvez également mettre à disposition vos qualités en vous proposant :

– Si un jour tu as besoin de parler, je suis à l’écoute.

– Si tu as besoin d’un coup de main pour ton dossier, je suis présent.

– Si tu as besoin de quelqu’un pour te faire réviser, je peux me rendre disponible.

Bien sûr, ces démarches sont valables si elles sont sincères et véritables. Attention également à ne pas « donner pour recevoir », démarche porteuse de frustrations personnelles et qui n’auront que peu d’effets bénéfiques.

Entretenir une relation, est-ce vraiment nécessaire ?

Pourquoi entretenir une relation déjà établie et qui fonctionne ? Parce qu’il en va de la solidité de cette relation et de sa durabilité dans le temps, de la création de souvenirs, de découvertes de points communs et d’échanges qui permettent de se faire évoluer mutuellement. Hormis les relations familiales (qui feront l’objet d’un prochain article à part entière), les relations dans lesquelles nous ne trouvons plus d’intérêt, ou qui ne sont entretenues que par l’un des deux individus, peuvent s’essouffler rapidement, voire disparaître.

Alors que faire ? Voici quelques pistes, à ajuster bien entendu en fonction de vos envies et des envies de vos proches :

– Exprimer clairement vos besoins qui vous amènent à un bien-être, on pense souvent que les autres les connaissent, mais ils ne peuvent pas le deviner 😉 Demandez et accepter le refus sans le prendre personnellement.

– Soyez présents pour vos proches, montrer leur votre intérêt à développer leur bien-être. Qu’il s’agisse d’écoute ou d’un message bienveillant, de prendre des nouvelles sans raison, c’est en général une intention qui fait toujours chaud au cœur, et qui a un véritable impact sur le bien-être de la personne.

– Partagez des bons moments ensemble ! A quoi pensons-nous quand nous nous sentons bien ? A rien d’autre,et ça fait du bien. Une pause dans le quotidien et dans les problèmes est toujours bonne à prendre, et va considérablement augmenter la solidité de votre relation.

– Ne reportez pas vos expériences, vos émotions, votre façon de voir la vie sur votre interlocuteur, et essayez de comprendre ce qu’il essaye vraiment de vous dire, même si ce n’est pas votre manière de fonctionner. C’est ça une vraie écoute et c’est ce qui vous permettra de vraiment l’aider.

En conclusion…

Oui, nos relations ont un véritable impact sur notre bien-être au même titre que nous en avons sur les autres 😉 Ce n’est plus à prouver, l’Homme est un être de communauté qui a besoin des autres pour s’épanouir.

Cependant, il faut accepter d’avoir une part de responsabilité dans notre bien-être, dans nos relations, mais aussi une part qui nous échappe. Comme souvent, c’est la communication qui va être le garant de notre bien-être, et notre sincérité à vouloir être réellement présent pour l’autre, ainsi que nos actions et notre implication à entretenir notre bonheur, mais aussi celui de nos proches.

Cassandra Troncale, coach et sophrologue sur Tours

La confiance en soi : mythe ou réalité ?

L’amélioration de la confiance en soi est un sujet récurrent en développement personnel, et nombreuses sont les personnes qui en manquent. Pourtant, agir sur la confiance que l’on se porte n’est pas une chose facile, voire même pour certains, complètement abstraite.

Qu’est ce que la confiance en soi ? Quel impact a-t-elle sur notre vie ? Pouvons-nous agir sur celle-ci et dépend-elle des autres ? Vous trouverez des éléments de réponse dans cette article.

Qu’est ce que la confiance en soi ?

De manière simplifiée, nous dirons que la confiance en soi est présente lorsque l’on se pense capable de réussir une action, d’atteindre un objectif, et ceci sans se porter de regard dévalorisant.

On pense souvent que la confiance est un état de fait. Et bien non. La confiance en soi est un processus, et elle se situe à chaque étape de ce dit processus : en début, pendant et à la fin. Du moins, à la fin n’est pas tout à fait exact puisqu’il n’existe pas de fin au processus de confiance en soi. Nous pourrons presque parler de « confiance tout au long de la vie », puisque vous pouvez avoir confiance en vous à trente ans, davantage encore à quarante, et la reperdre à cinquante. De plus, vous pouvez avoir confiance en vous dans un domaine de votre vie mais pas du tout dans un autre (par exemple, vous avez confiance en vous dans votre activité sportive, et moins dans la sphère professionnelle: pourtant vous êtes la même personne.)

De plus, la confiance en soi évolue en fonction de différents éléments que peuvent être le parcours de vie, les réussites ou encore les croyances par exemple. Elle dépend de nous mais également de nos relations avec autrui (parents, amis, collègues…). Autant dire que le processus de confiance en soi est complexe !

Nous retiendrons donc que la confiance en soi est un processus en mouvement tout au long de notre vie, et corrélé à différentes composantes de notre environnement.

Le cercle vertueux ou vicieux de la confiance en soi

Mes différentes recherches m’amènent à affirmer aujourd’hui que de multiples facteurs interviennent dans le processus:

1 – La conscience de soi

Avant mes premières recherches, il me paraissait évident que la première étape était la connaissance de soi. Et pourtant ! Avant même de connaître quelqu’un ou quelque chose, il faut avoir conscience du fait qu’elle existe. Alors qu’est ce que ça veut dire avoir conscience de soi ?

Prendre conscience de son enveloppe corporelle dans un premier temps. Comment est fait notre corps, quelle est sa couleur, son aspect, ses singularités… Comment fonctionne-t-il ? Que se passe-t-il dans mon corps quand je suis en mouvement ? etc… Et pas de jugements s’il vous plaît ! On ne vous demande pas ce que vous aimez ou ce que vous n’aimez pas, on vous demande juste de vous observer 😉

Prendre conscience de son état psychique. Observer toutes les manifestations mentales présentes, et ce qu’elles vous permettent, ou non, de réaliser au quotidien.

2 – La connaissance de soi

C’est une fois que l’on a conscience que l’on existe, que l’on peut apprendre à se connaître !

Se connaître, vaste programme ! Qu’est ce qu’on entend par là ? Il s’agit dans un premier temps de connaître son parcours de vie : où ai-je grandi, dans quels lieux, quelles ambiances, avec qui… Quels ont été les moments forts de ma vie ? Mes plus grandes réussites mais aussi mes déceptions, et que m’apprennent-elles sur moi ? Comment se sont passées mes relations avec mes parents et comment ont-elles impacté ma vie aujourd’hui ? Etc…

Se connaître, c’est également prendre le temps de s’observer, observer ses fonctionnements et tenter de se comprendre. Les moments à émotions sont les meilleurs moments pour faire connaissance avec vous même et comprendre ce qui se passe dans votre tête. Par définition, les émotions vous mettent en mouvement, et font le lien entre le mental le corps : elles traduisent ce qui se passe dans votre conscient et votre inconscient.

3 – S’accepter

Là encore, plus facile à dire qu’à faire, et une fois n’est pas coutume, cette étape ne peut avoir lieu sans le passage des étapes précédentes.

Alors qu’est ce que cela veut dire, s’accepter ? Il s’agit d’accueillir et de de se prendre comme on est. De stopper le combat avec soi-même pour « être meilleur.e » (sauf s’il s’agit d’une envie d’évolution personnelle saine). C’est ne plus se focaliser sur ses défauts, comprendre qu’ils font partie de votre personnalité.

S’accepter c’est aussi choisir d’arrêter de se subir, d’être bienveillant avec soi-même et de se laisser le droit à l’erreur. C’est arrêter de se juger et s’encourager.

S’accepter, c’est choisir de marcher main dans la main avec soi-même.

4 – Favoriser une bonne estime de soi

Avoir une bonne estime de soi, c’est se voir tel que nous sommes vraiment. Si je me dévalorise ou que je m’attribue des qualités qui ne sont pas les miennes, j’ai une mauvais estime de moi-même. C’est tout simplement comme cela que ça fonctionne.

Bon je vous entends d’ici… « Simplement, comme si c’était facile ! ». Et bien presque, à condition d’avoir procédé aux précédentes étapes !

Une fois que vous avez conscience de vous-même, que vous avez appris à vous connaître, et à connaître vos fonctionnements, et que vous vous acceptez sur la majorité des critères qui composent votre personnalité et votre corps, vous ne pouvez avoir qu’une plus juste estime de vous-même.

Beaucoup de personnes me consultent pour avoir une meilleure estime d’elles-mêmes, et je constate quasi-systématiquement que ce sont des personnes qui ne se connaissent pas elles-mêmes, ou bien que ce sont des personnes qui sont installées dans des schémas familiaux ou professionnels par exemple, qui ne leur correspondent pas. Pourquoi ? Parce que lorsque l’on ne se connaît pas, nous ne savons quels sont les environnements ou les relations qui nous procurent du bien-être ou du mal-être, et nous prenons des décisions par dépit, ou parce qu’elles nous ont été conseillées par les autres… qui n’ont pas les mêmes personnalités ou fonctionnements que nous.

5 – La confiance en soi et le pouvoir d’agir

C’est ici que se joue la modification de la confiance en soi. Dans le concept de confiance en soi, on y trouve volontiers la notion de « mise en action ». Quand vous avez confiance en vous, vous avez confiance en vos capacités à FAIRE quelque chose.

Si vous avez une bonne estime de vous même, vous savez que vous avez des qualités et des compétences qui peuvent vous servir et que les échecs n’amenuiseront pas ce capital qualités-compétences. Vous faites donc face à moins de peurs, et vous nourrissez votre pouvoir d’agir.

Qu’est ce que le pouvoir d’agir ? Il s’agit de la motivation à se mettre en action pour ce qui est important pour soi. Plus votre confiance en vous est élevée, plus votre pouvoir d’agir est grand. Et plus vous mettez en place des actes en valorisant votre démarche et votre réussite et plus gagnez en confiance. C’est un vrai cercle vertueux !

Alors que faire de l’échec face à l’action ? L’échec c’est le fait de ne pas obtenir ce que l’on vise. D’où l’importance de réfléchir à ses objectifs, et de se fixer des objectifs partiels.

Il s’agit également de valoriser la démarche mise en œuvre, les actes « plus petits » et ne pas faire de focus que sur le résultat. Il est important aussi de rendre ces échecs constructifs en s’interrogeant sur ce qui a bien fonctionné et sur ce qui est à modifier pour la prochaine fois.

Comme à cheval, il est important de remonter en selle après la chute pour reprendre confiance en soi.

En résumé, que faire ?

– Reconnectez-vous à vous même, prenez conscience de votre corps et de vos ressentis corporels, de vos émotions.

– Soyez indulgents avec vous-même, laissez-vous le droit à l’erreur, ne vous comparez-pas (vous y perdrez en confiance à coup sûr!).

– Donnez-vous des petits challenges (parler à un inconnu dans la rue, dire « non », exprimer votre amour/amitié à un proche…). et soyez-fiers de vous !

– Chouchoutez-vous ! Prenez-soin de vous comme vous prenez soin des vos êtres aimés! Offrez-vous des moments de repos, d’activité, avec vos copines/copains…

Il n’est jamais trop tard pour prendre soin de soi et gagner en confiance. Je vous propose donc de commencer dès à présent, et vous verrez quand devenant votre meilleur ami, la vie est bien plus agréable…

Cassandra Troncale, coach, sophrologue, hypnothérapeute sur Tours

Enfin accepter son passé pour prendre un nouveau départ

Il n’est pas rare que les blocages et problématiques auxquels nous sommes confrontés prennent racines dans notre passé. Mais pourquoi n’arrivons-nous pas à y faire face ou à avancer ? Pourquoi ruminons-nous autant sur notre passé ? Comment ne plus se focaliser dessus ? Je tenterai de répondre à ces questions dans cet article.

Accepter son passé

Les fantômes du passé toujours présents

« Si j’avais su », « j’aurais du » font partie des phrases que nous pouvons nous passer en boucle en espérant modifier notre passé voire parfois se le reconstruire avec une vision plus positive. Mais plus dure est la chute lorsque nous revenons à réalité.

Les maladies, les séparations, les accidents, les traumatismes, les conflits, sont autant d’expériences que nous pouvons ruminer longtemps, en se demandant comment nous aurions pu les changer. A bien y penser, ce sont bien les expériences douloureuses, que ce soit physiquement, émotionnellement ou psychiquement qui hantent notre esprit et qui nous empêchent d’avancer.

Alors pourquoi ? Il s’agit d’un comportement très primaire en fait. L’Humain, comme tout autres espèces, est animé d’un instinct de survie, et tend donc à se protéger de toute douleur qui pourrait conduire à sa perte. Ainsi, toute expérience qui peut être identifiée, de près ou de loin, à la mort va être « enregistrée » , par le biais des manifestations mentales, physiques et émotionnelles afin de ne pas les oublier et de rester en alerte. De plus, les avoir encore dans sa structure psychique permet de réfléchir à la façon d’y faire face, afin d’assurer sa survie.

Vous comprenez donc bien : nous pouvons utiliser notre cerveau contre nous, et l’amenons à explorer tout le négatif que nous souhaiterions oublier.

passé, acceptation
Les clés de la délivrance.

Pour en revenir au passé, qu’est-ce qu’il se passe alors ?

Notre cerveau a retenu un évènement douloureux voire traumatique afin de pouvoir y faire face pour sa survie. Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Tant que nous imaginons et/ou visualisons la scène dans notre tête, c’est comme si elle se passait réellement : le cerveau va alors actionner à nouveau tous les leviers corporels et émotionnels pour faire face au danger, et chercher des solutions de survie. Ainsi, nous vivons et revivons des situations, pour chercher des solutions que nous ne pourrons, de toute façon, pas mettre en place, entretenant le cercle vicieux du mal-être et, souvent, de la culpabilisation. Et tant que nous n’accepterons pas la situation, nous continuerons à la revivre en entretenant ainsi toutes ses manifestations et contraintes.

Accepter le passé, la clé de la délivrance ?

A mon sens, oui ! Et comme j’aime le dire souvent « Je ne dis pas que c’est facile, je dis que c’est possible ». Accepter un passé douloureux est difficile, et pourquoi ? Parce que cela veut dire se résoudre à ne pas le changer, et à le laisser tel que nous le détestons, c’est aussi lâcher le contrôle de la situation, s’avouer que nous ne pouvons rien y changer. et que nous sommes impuissant face à cette situation. Et la liste n’est pas terminée, c’est aussi souvent de « passer à autre chose », et donc combler un vide (si je ne pense plus à cette situation, que vais-je devenir ?), c’est modifier une habitude ancrée depuis parfois plusieurs années (et donc rassurante). Sortir de sa zone de confort, s’engager vers une zone jusque là inconnue pour adopter une nouvelle façon de penser. Et c’est la que que tout devient possible !

Quand je choisis l’acceptation, je choisis de me rendre acteur de mon état face à cette situation, je décide de la façon dont je rends la situation difficile : en ruminant une situation du passé ou en modifiant ma perception et mes comportements, même si c’est en sortant de ma zone de confort.

Quand je décide d’accepter le passé, je décide de me tourner vers l’avenir, vers ce qui peut m’arriver de meilleur. Je peux même provoquer le meilleur en utilisant le passé, en faire une force.

Comment utiliser son passé comme levier d’épanouissement ?

Comme je vous l’ai dit précédemment, le cerveau retient les évènements douloureux pour se préparer à survivre. Je vous proposer d’utiliser les évènements marquants de votre passé pour VIVRE.

Comprendre ce qui nous touche dans ces situations du passé

Comme souvent dans le développement personnel, pour pouvoir avancer il faut rentrer en introspection sur soi-même : qu’est ce qui me touche particulièrement dans cette situation ? Qu’est ce qu’elle a modifié sur le cours de ma vie ? Si je l’avais modifiée comme je l’aurais souhaité, qu’est ce qui aurait changé en moi ? Comment me-suis senti.e ? Qu’est ce que ça m’évoque aujourd’hui ?

Mettre les ressentis sur le papier permet dans un premier temps de mieux comprendre ce qui nous touche, pour pouvoir le réparer. Il peut être intéressant également de revoir la situation avec les différentes positions de perception (comment aurais-je vécu la situation si j’avais été la personne en face de moi ce jour là ? Comment je l’analyserais si j’étais une personne extérieure à la situation ? ). Cette méthode favorise l’apaisement et la déculpabilisation.

Il est ensuite important de comprendre que cette situation a eu une date de fin (et oui, même si elle est encore présente dans votre tête), et qu’il est temps de passer à autre chose. Comment faire ?

  • Verbaliser à voix haute le déroulement de la situation, et terminer par « Cette situation s’est terminée le XX/XX/XXXX. Aujourd’hui elle n’existe plus, et je passe à autre chose ».
  • Ecrire le déroulement de la situation sur un papier. Ecrire vos émotions, vos ressentis, ce qui vous vient sans filtre. Terminer par dire que cette situation est désormais terminée, et que vous êtes prêt à continuer votre chemin ». Brûlez la feuille.
  • Réaliser une méditation dans laquelle vous faites vos adieux à toutes les conséquences négatives de cette situation passée. Visualisez-vous sur un nouveau chemin et visualisez vos projets pour le futur.
  • Vous pencher sur vos objectifs de vie, et mettre un plan d’action pour y parvenir.

Utiliser le passé pour en faire une force

« Ce qui ne tue pas nous rend plus fort » – Nietzsche

Quand nous vivons encore dans le passé, c’est bien souvent pour les expériences négatives et traumatisantes plutôt que pour les moments de joie et de sérénité (en tout cas rarement en premier lieu.)

Je vous invite à prendre un temps pour vous poser les questions suivantes :

  • Qu’ai-je appris sur moi grâce à cette situation ?
  • Qu’ai je fais que je n’aurais jamais pensé faire grâce à cette situation ?
  • Comment suis-je sorti.e de ma zone de confort pendant cette situation ?
  • Par rapport à cette situation, qu’est ce que je ne veux plus ? Qu’est ce qui m’est intolérable ?
  • Par rapport à cette situation, qu’est ce qui m’est important et primordial ? Comment puis-je le mettre en oeuvre dans ma vie ?

Avec ces questions, vous verrez comment cette situation peut vous être porteur d’apprentissage et vous aider à vous construire un avenir meilleur. Nous ne pouvons pas changer le passé mais nous pouvons construire notre présent et notre avenir, et n’oubliez pas que le présent d’aujourd’hui est le passé de demain. N’hésitez pas à faire appel à une tierce personne pour vous aider : psychologue, sophrologue, hypnothérapeute, coach etc… Nous sommes tous capables de trouver cette sérénité intérieure, qui nous permet d’avoir des bases solides pour trouver le bonheur.

Cassandra Troncale – Coach et sophrologue spécialisée dans la confiance en soi