La confiance en soi : mythe ou réalité ?

L’amélioration de la confiance en soi est un sujet récurrent en développement personnel, et nombreuses sont les personnes qui en manquent. Pourtant, agir sur la confiance que l’on se porte n’est pas une chose facile, voire même pour certains, complètement abstraite.

Qu’est ce que la confiance en soi ? Quel impact a-t-elle sur notre vie ? Pouvons-nous agir sur celle-ci et dépend-elle des autres ? Vous trouverez des éléments de réponse dans cette article.

Qu’est ce que la confiance en soi ?

De manière simplifiée, nous dirons que la confiance en soi est présente lorsque l’on se pense capable de réussir une action, d’atteindre un objectif, et ceci sans se porter de regard dévalorisant.

On pense souvent que la confiance est un état de fait. Et bien non. La confiance en soi est un processus, et elle se situe à chaque étape de ce dit processus : en début, pendant et à la fin. Du moins, à la fin n’est pas tout à fait exact puisqu’il n’existe pas de fin au processus de confiance en soi. Nous pourrons presque parler de « confiance tout au long de la vie », puisque vous pouvez avoir confiance en vous à trente ans, davantage encore à quarante, et la reperdre à cinquante. De plus, vous pouvez avoir confiance en vous dans un domaine de votre vie mais pas du tout dans un autre (par exemple, vous avez confiance en vous dans votre activité sportive, et moins dans la sphère professionnelle: pourtant vous êtes la même personne.)

De plus, la confiance en soi évolue en fonction de différents éléments que peuvent être le parcours de vie, les réussites ou encore les croyances par exemple. Elle dépend de nous mais également de nos relations avec autrui (parents, amis, collègues…). Autant dire que le processus de confiance en soi est complexe !

Nous retiendrons donc que la confiance en soi est un processus en mouvement tout au long de notre vie, et corrélé à différentes composantes de notre environnement.

Le cercle vertueux ou vicieux de la confiance en soi

Mes différentes recherches m’amènent à affirmer aujourd’hui que de multiples facteurs interviennent dans le processus:

1 – La conscience de soi

Avant mes premières recherches, il me paraissait évident que la première étape était la connaissance de soi. Et pourtant ! Avant même de connaître quelqu’un ou quelque chose, il faut avoir conscience du fait qu’elle existe. Alors qu’est ce que ça veut dire avoir conscience de soi ?

Prendre conscience de son enveloppe corporelle dans un premier temps. Comment est fait notre corps, quelle est sa couleur, son aspect, ses singularités… Comment fonctionne-t-il ? Que se passe-t-il dans mon corps quand je suis en mouvement ? etc… Et pas de jugements s’il vous plaît ! On ne vous demande pas ce que vous aimez ou ce que vous n’aimez pas, on vous demande juste de vous observer 😉

Prendre conscience de son état psychique. Observer toutes les manifestations mentales présentes, et ce qu’elles vous permettent, ou non, de réaliser au quotidien.

2 – La connaissance de soi

C’est une fois que l’on a conscience que l’on existe, que l’on peut apprendre à se connaître !

Se connaître, vaste programme ! Qu’est ce qu’on entend par là ? Il s’agit dans un premier temps de connaître son parcours de vie : où ai-je grandi, dans quels lieux, quelles ambiances, avec qui… Quels ont été les moments forts de ma vie ? Mes plus grandes réussites mais aussi mes déceptions, et que m’apprennent-elles sur moi ? Comment se sont passées mes relations avec mes parents et comment ont-elles impacté ma vie aujourd’hui ? Etc…

Se connaître, c’est également prendre le temps de s’observer, observer ses fonctionnements et tenter de se comprendre. Les moments à émotions sont les meilleurs moments pour faire connaissance avec vous même et comprendre ce qui se passe dans votre tête. Par définition, les émotions vous mettent en mouvement, et font le lien entre le mental le corps : elles traduisent ce qui se passe dans votre conscient et votre inconscient.

3 – S’accepter

Là encore, plus facile à dire qu’à faire, et une fois n’est pas coutume, cette étape ne peut avoir lieu sans le passage des étapes précédentes.

Alors qu’est ce que cela veut dire, s’accepter ? Il s’agit d’accueillir et de de se prendre comme on est. De stopper le combat avec soi-même pour « être meilleur.e » (sauf s’il s’agit d’une envie d’évolution personnelle saine). C’est ne plus se focaliser sur ses défauts, comprendre qu’ils font partie de votre personnalité.

S’accepter c’est aussi choisir d’arrêter de se subir, d’être bienveillant avec soi-même et de se laisser le droit à l’erreur. C’est arrêter de se juger et s’encourager.

S’accepter, c’est choisir de marcher main dans la main avec soi-même.

4 – Favoriser une bonne estime de soi

Avoir une bonne estime de soi, c’est se voir tel que nous sommes vraiment. Si je me dévalorise ou que je m’attribue des qualités qui ne sont pas les miennes, j’ai une mauvais estime de moi-même. C’est tout simplement comme cela que ça fonctionne.

Bon je vous entends d’ici… « Simplement, comme si c’était facile ! ». Et bien presque, à condition d’avoir procédé aux précédentes étapes !

Une fois que vous avez conscience de vous-même, que vous avez appris à vous connaître, et à connaître vos fonctionnements, et que vous vous acceptez sur la majorité des critères qui composent votre personnalité et votre corps, vous ne pouvez avoir qu’une plus juste estime de vous-même.

Beaucoup de personnes me consultent pour avoir une meilleure estime d’elles-mêmes, et je constate quasi-systématiquement que ce sont des personnes qui ne se connaissent pas elles-mêmes, ou bien que ce sont des personnes qui sont installées dans des schémas familiaux ou professionnels par exemple, qui ne leur correspondent pas. Pourquoi ? Parce que lorsque l’on ne se connaît pas, nous ne savons quels sont les environnements ou les relations qui nous procurent du bien-être ou du mal-être, et nous prenons des décisions par dépit, ou parce qu’elles nous ont été conseillées par les autres… qui n’ont pas les mêmes personnalités ou fonctionnements que nous.

5 – La confiance en soi et le pouvoir d’agir

C’est ici que se joue la modification de la confiance en soi. Dans le concept de confiance en soi, on y trouve volontiers la notion de « mise en action ». Quand vous avez confiance en vous, vous avez confiance en vos capacités à FAIRE quelque chose.

Si vous avez une bonne estime de vous même, vous savez que vous avez des qualités et des compétences qui peuvent vous servir et que les échecs n’amenuiseront pas ce capital qualités-compétences. Vous faites donc face à moins de peurs, et vous nourrissez votre pouvoir d’agir.

Qu’est ce que le pouvoir d’agir ? Il s’agit de la motivation à se mettre en action pour ce qui est important pour soi. Plus votre confiance en vous est élevée, plus votre pouvoir d’agir est grand. Et plus vous mettez en place des actes en valorisant votre démarche et votre réussite et plus gagnez en confiance. C’est un vrai cercle vertueux !

Alors que faire de l’échec face à l’action ? L’échec c’est le fait de ne pas obtenir ce que l’on vise. D’où l’importance de réfléchir à ses objectifs, et de se fixer des objectifs partiels.

Il s’agit également de valoriser la démarche mise en œuvre, les actes « plus petits » et ne pas faire de focus que sur le résultat. Il est important aussi de rendre ces échecs constructifs en s’interrogeant sur ce qui a bien fonctionné et sur ce qui est à modifier pour la prochaine fois.

Comme à cheval, il est important de remonter en selle après la chute pour reprendre confiance en soi.

En résumé, que faire ?

– Reconnectez-vous à vous même, prenez conscience de votre corps et de vos ressentis corporels, de vos émotions.

– Soyez indulgents avec vous-même, laissez-vous le droit à l’erreur, ne vous comparez-pas (vous y perdrez en confiance à coup sûr!).

– Donnez-vous des petits challenges (parler à un inconnu dans la rue, dire « non », exprimer votre amour/amitié à un proche…). et soyez-fiers de vous !

– Chouchoutez-vous ! Prenez-soin de vous comme vous prenez soin des vos êtres aimés! Offrez-vous des moments de repos, d’activité, avec vos copines/copains…

Il n’est jamais trop tard pour prendre soin de soi et gagner en confiance. Je vous propose donc de commencer dès à présent, et vous verrez quand devenant votre meilleur ami, la vie est bien plus agréable…

Cassandra Troncale, coach, sophrologue, hypnothérapeute sur Tours

Enfin accepter son passé pour prendre un nouveau départ

Il n’est pas rare que les blocages et problématiques auxquels nous sommes confrontés prennent racines dans notre passé. Mais pourquoi n’arrivons-nous pas à y faire face ou à avancer ? Pourquoi ruminons-nous autant sur notre passé ? Comment ne plus se focaliser dessus ? Je tenterai de répondre à ces questions dans cet article.

Accepter son passé

Les fantômes du passé toujours présents

« Si j’avais su », « j’aurais du » font partie des phrases que nous pouvons nous passer en boucle en espérant modifier notre passé voire parfois se le reconstruire avec une vision plus positive. Mais plus dure est la chute lorsque nous revenons à réalité.

Les maladies, les séparations, les accidents, les traumatismes, les conflits, sont autant d’expériences que nous pouvons ruminer longtemps, en se demandant comment nous aurions pu les changer. A bien y penser, ce sont bien les expériences douloureuses, que ce soit physiquement, émotionnellement ou psychiquement qui hantent notre esprit et qui nous empêchent d’avancer.

Alors pourquoi ? Il s’agit d’un comportement très primaire en fait. L’Humain, comme tout autres espèces, est animé d’un instinct de survie, et tend donc à se protéger de toute douleur qui pourrait conduire à sa perte. Ainsi, toute expérience qui peut être identifiée, de près ou de loin, à la mort va être « enregistrée » , par le biais des manifestations mentales, physiques et émotionnelles afin de ne pas les oublier et de rester en alerte. De plus, les avoir encore dans sa structure psychique permet de réfléchir à la façon d’y faire face, afin d’assurer sa survie.

Vous comprenez donc bien : nous pouvons utiliser notre cerveau contre nous, et l’amenons à explorer tout le négatif que nous souhaiterions oublier.

passé, acceptation
Les clés de la délivrance.

Pour en revenir au passé, qu’est-ce qu’il se passe alors ?

Notre cerveau a retenu un évènement douloureux voire traumatique afin de pouvoir y faire face pour sa survie. Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Tant que nous imaginons et/ou visualisons la scène dans notre tête, c’est comme si elle se passait réellement : le cerveau va alors actionner à nouveau tous les leviers corporels et émotionnels pour faire face au danger, et chercher des solutions de survie. Ainsi, nous vivons et revivons des situations, pour chercher des solutions que nous ne pourrons, de toute façon, pas mettre en place, entretenant le cercle vicieux du mal-être et, souvent, de la culpabilisation. Et tant que nous n’accepterons pas la situation, nous continuerons à la revivre en entretenant ainsi toutes ses manifestations et contraintes.

Accepter le passé, la clé de la délivrance ?

A mon sens, oui ! Et comme j’aime le dire souvent « Je ne dis pas que c’est facile, je dis que c’est possible ». Accepter un passé douloureux est difficile, et pourquoi ? Parce que cela veut dire se résoudre à ne pas le changer, et à le laisser tel que nous le détestons, c’est aussi lâcher le contrôle de la situation, s’avouer que nous ne pouvons rien y changer. et que nous sommes impuissant face à cette situation. Et la liste n’est pas terminée, c’est aussi souvent de « passer à autre chose », et donc combler un vide (si je ne pense plus à cette situation, que vais-je devenir ?), c’est modifier une habitude ancrée depuis parfois plusieurs années (et donc rassurante). Sortir de sa zone de confort, s’engager vers une zone jusque là inconnue pour adopter une nouvelle façon de penser. Et c’est la que que tout devient possible !

Quand je choisis l’acceptation, je choisis de me rendre acteur de mon état face à cette situation, je décide de la façon dont je rends la situation difficile : en ruminant une situation du passé ou en modifiant ma perception et mes comportements, même si c’est en sortant de ma zone de confort.

Quand je décide d’accepter le passé, je décide de me tourner vers l’avenir, vers ce qui peut m’arriver de meilleur. Je peux même provoquer le meilleur en utilisant le passé, en faire une force.

Comment utiliser son passé comme levier d’épanouissement ?

Comme je vous l’ai dit précédemment, le cerveau retient les évènements douloureux pour se préparer à survivre. Je vous proposer d’utiliser les évènements marquants de votre passé pour VIVRE.

Comprendre ce qui nous touche dans ces situations du passé

Comme souvent dans le développement personnel, pour pouvoir avancer il faut rentrer en introspection sur soi-même : qu’est ce qui me touche particulièrement dans cette situation ? Qu’est ce qu’elle a modifié sur le cours de ma vie ? Si je l’avais modifiée comme je l’aurais souhaité, qu’est ce qui aurait changé en moi ? Comment me-suis senti.e ? Qu’est ce que ça m’évoque aujourd’hui ?

Mettre les ressentis sur le papier permet dans un premier temps de mieux comprendre ce qui nous touche, pour pouvoir le réparer. Il peut être intéressant également de revoir la situation avec les différentes positions de perception (comment aurais-je vécu la situation si j’avais été la personne en face de moi ce jour là ? Comment je l’analyserais si j’étais une personne extérieure à la situation ? ). Cette méthode favorise l’apaisement et la déculpabilisation.

Il est ensuite important de comprendre que cette situation a eu une date de fin (et oui, même si elle est encore présente dans votre tête), et qu’il est temps de passer à autre chose. Comment faire ?

  • Verbaliser à voix haute le déroulement de la situation, et terminer par « Cette situation s’est terminée le XX/XX/XXXX. Aujourd’hui elle n’existe plus, et je passe à autre chose ».
  • Ecrire le déroulement de la situation sur un papier. Ecrire vos émotions, vos ressentis, ce qui vous vient sans filtre. Terminer par dire que cette situation est désormais terminée, et que vous êtes prêt à continuer votre chemin ». Brûlez la feuille.
  • Réaliser une méditation dans laquelle vous faites vos adieux à toutes les conséquences négatives de cette situation passée. Visualisez-vous sur un nouveau chemin et visualisez vos projets pour le futur.
  • Vous pencher sur vos objectifs de vie, et mettre un plan d’action pour y parvenir.

Utiliser le passé pour en faire une force

« Ce qui ne tue pas nous rend plus fort » – Nietzsche

Quand nous vivons encore dans le passé, c’est bien souvent pour les expériences négatives et traumatisantes plutôt que pour les moments de joie et de sérénité (en tout cas rarement en premier lieu.)

Je vous invite à prendre un temps pour vous poser les questions suivantes :

  • Qu’ai-je appris sur moi grâce à cette situation ?
  • Qu’ai je fais que je n’aurais jamais pensé faire grâce à cette situation ?
  • Comment suis-je sorti.e de ma zone de confort pendant cette situation ?
  • Par rapport à cette situation, qu’est ce que je ne veux plus ? Qu’est ce qui m’est intolérable ?
  • Par rapport à cette situation, qu’est ce qui m’est important et primordial ? Comment puis-je le mettre en oeuvre dans ma vie ?

Avec ces questions, vous verrez comment cette situation peut vous être porteur d’apprentissage et vous aider à vous construire un avenir meilleur. Nous ne pouvons pas changer le passé mais nous pouvons construire notre présent et notre avenir, et n’oubliez pas que le présent d’aujourd’hui est le passé de demain. N’hésitez pas à faire appel à une tierce personne pour vous aider : psychologue, sophrologue, hypnothérapeute, coach etc… Nous sommes tous capables de trouver cette sérénité intérieure, qui nous permet d’avoir des bases solides pour trouver le bonheur.

Cassandra Troncale – Coach et sophrologue spécialisée dans la confiance en soi

Le développement personnel, késako ?

Aujourd’hui, la notion de développement personnel est de plus en plus utilisée. Pourtant, il reste encore un terme flou et peu compréhensible de la population, quand son sens n’est pas détourné de sa définition initiale. Je vous propose un petit tour des tenants et des aboutissants de cette notion, et des techniques qui peuvent vous aider à favoriser votre développement personnel.

Prenons la définition des deux mots sur le site http://cnrtl.fr/ :

  • Développer : « Oter ce qui enveloppe (quelque chose) de manière à en étaler le contenu » – « Étendre, étaler » – « Étendre dans toute son envergure »
  • Personnel : « Qui est propre à une personne » – « Qui lui correspond en particulier » – « Qui est lié à la personnalité d’un individu »

On retiendra la notions d’ôter pour étendre ce qui correspond instrinséquement à un individu. Dans les grandes lignes, il s’agit souvent de se défaire de certaines représentations, barrières, croyances… afin de mettre en place certaines actions qui permettent d’atteindre un mieux-être ou des objectifs personnels et/ou professionnels. Ces différents objectifs peuvent être de l’ordre de :

  • l’amélioration de l’estime de soi et de la confiance en soi,
  • l’atteinte d’un état de relaxation physique et de lâcher-prise,
  • passer au dessus de ses peurs,
  • gérer son stress… etc

On peut dire que le développement personnel vise à instaurer d’un état de changement, ou la modification d’un comportement, pour l’atteinte d’un objectif personnel favorisant un mieux-être mental et/ou corporel.

Pourquoi vouloir se développer personnellement ?

La société évolue rapidement, les sollicitations sont nombreuses et les exigences ne s’arrêtent plus. Les individus sont plus préoccupés par ce qu’ils doivent faire, que parce qu’ils sont. Ils souhaitent remplir au mieux leurs rôle de parents, femme ou mari, chef d’entreprise, sportif… A avoir plusieurs casquettes, on oublie qui nous sommes vraiment, voire même on s’oublie tout simplement.

Le développement personnel a pour objectif premier de vous aider à vous reconnecter à vous-même. Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours de vie ? Où souhaitez-vous aller ? Qu’est ce qui vous fait vibrer ? A l’inverse qu’est-ce qui vous est intolérable ? Etc…

« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux » – Socrate

Une quête de la connaissance de soi

Le développement personnel est une quête de savoirs et de mises en action : pour atteindre un objectif, il faut sortir de sa zone de confort, et pour sortir de sa zone de confort, encore faut-il la connaître. Nous ne pouvons aller nul part si nous ne nous connaissons pas.

Et c’est tout un travail de fond qui commence. Il faut d’abord identifier pourquoi l’individu commence un travail de développement personnel. Parfois un état de mal-être profond ou qui dure, un besoin d’épanouissement ou la réalisation d’un projet.

Ensuite, il est important d’identifier les grandes étapes qui ont construit l’individu jusqu’au jour de la séance, qui peuvent être motrices ou au contraire limitantes. L’individu, qui a traversé des périodes traumatisantes ou à forte intensité émotionnelle peut faire des associations de certaines situations à certaines émotions.
Par exemple, une jeune femme qui se serait entendue dire pendant toute son enfance par sa mère que son père est un goujat comme tous les hommes, pourra nourrir une peur des hommes inconsciente et mettra en place des mécanismes, toujours inconscients, pour s’en protéger. Toutefois, elle nourrira également une frustration de ne pas trouver l’âme soeur.

Dans ce cas présent, il sera important de guérir en premier lieu la blessure avant de mettre en place un plan d’action, sans quoi il n’aura pas d’effets bénéfiques sur le long terme.

De plus, l’une des étapes importantes dans le développement personnel et dans la phase de connaissance de soi est l’acceptation du passé (Article sur le sujet ici).

Beaucoup de personnes peuvent rester focalisées sur leur passé, avec le désir de revenir en arrière pour changer le cours des choses. Seulement, quand on souhaite revenir en arrière on n’avance pas, et encore moins quand on pense pouvoir modifier les situations du passé. Il faut alors travailler sur le fait que le passé est inchangeable, qu’il a produit des effets négatifs sur l’instant mais qu’il a aussi ses effets positifs qui sont la construction de la personne, la construction des forces, et qui font l’individu d’aujourd’hui, prêt à s’engager pour l’avenir.

Identifier ses objectifs pour engager une dynamique de changement

Une fois le « portrait » dressé, l’acceptation du passé entamée, il est temps de s’engager pour le futur dans, ce qu’on aime appeler communément en sophrologie, « l’ici et maintenant ».

Il est alors important de définir des objectifs ciblés qui répondent à un objectif général. Ces objectifs doivent être réfléchis pour être cohérents et réalisables. Ils répondent régulièrement à un changement de comportement et demandent donc de se défaire de certaines habitudes souvent bien ancrées.

Conscientisation de ses « mauvaises habitudes », compréhension de celles-ci et mise en place des nouveaux comportements par la méthode des petits-pas. La mise en place de nouveaux comportements représente souvent des difficultés et demande quelques efforts au sujet qui s’engage dans ce travail. Mais c’est là qu’est toute la bonne nouvelle ! Comme dans beaucoup d’autres environnements, on évolue que peu lorsque c’est facile, mais beaucoup plus lorsque c’est difficile. Pourquoi ? Parce que c’est en sortant de sa zone de confort, et donc en s’engageant dans des actes que l’on pratique peu au quotidien, qu’on prend l’habitude de réaliser, et que cela nous devient de plus en plus facile.

« Sortir de sa zone de confort, c’est être acteur de sa vie, y rester c’est en être spectateur » – Nanan Akassimandou

Alors qu’est ce qui se passe quand on atteint un objectif ? On note plusieurs retombées :

  • L’amélioration de l’estime de soi et de la confiance en soi : l’individu prend conscience de ses capacités jusqu’à alors inexploitées. Il se voit en situation de réussite alors qu’il ne s’en sentait pas capable.
  • L’amélioration des relations : l’individu devient responsable de ses actes et de ses situations. Il ne subit plus, ce n’est plus « de la faute des autres », puisqu’il prend conscience que, si la situation ne lui convient pas, c’est à lui de la changer à sa convenance.
  • L’entretien de la motivation : un objectif atteint est une réussite, une fierté. Elle provoque une joie et libère des endorphines. L’individu, en état de bien-être, souhaitera reproduire ces sensations et sera plus enclin à parvenir à ses nouveaux objectifs.
  • Une perception orientée « solution » et non « problème » : quand on est dans un état de mal-être, on a tendance à se focaliser sur le problème et sur ses conséquences, ce qui amène peu à la recherche de solution. Quand on atteint ses objectifs, on prend conscience du fait qu’en se mettant en action et en se responsabilisant, nous avons les clés pour passer du problème à la solution.
  • Une meilleure acceptation du passé : lorsque nous sommes dans une démarche de changements et ainsi dans la poursuite d’objectifs, notre esprit est focalisé sur l’instant (qu’est ce que je ressens à ce moment ? Qu’est ce que cela veut dire ? Que dois-je faire pour améliorer ma situation ? ) et sur le futur et l’objectif à atteindre. Le passé n’est que peu présent dans cette démarche.

La liste des bénéfices du développement personnel est longue. Cependant, elle ne peut avoir des retombées positives que si l’individu est impliqué et moteur dans sa démarche.

Les différentes méthodes de développement personnel

Le développement personnel n’a jamais été autant en vogue et les méthodes qui le favorisent sont nombreuses. Il n’y a pas de méthodes meilleure qu’une autre. Le plus judicieux étant de trouver celle qui correspond le plus à ses fonctionnements et à ses attentes. En voici une :

Le coaching, une méthode dynamique et basée sur l’action

Le coaching est une méthode non thérapeutique, qui se concentre quasi-intégralement sur l’engagement présent pour l’atteinte d’objectifs futurs. Il s’agit d’un processus.

Souvent après une phase d’introspection, le coaché va déterminer les objectifs qu’il souhaite atteindre, souvent pratico-pratiques. A chaque séance, un objectif doit être atteint et le coaché va prendre conscience de son évolution, et va valoriser ses résultats autant que sa démarche. Guidé par son coach, le coaché prend conscience de ses potentiels et de ses forces, et s’autonomise à la force des actes.

Les différents contenus des séances de coaching :

  • des tests de personnalité, de fonctionnement…
  • des jeux, des dessins…
  • des mises en situations, des mises en réflexion,
  • des challenges, des défis,

Le coaching est très utile pour :

  • se fixer des objectifs professionnels, préparer un entretien de recrutement,
  • gérer son temps et son espace,
  • prendre la parole en public, conduire des réunions, animer des conférences,
  • prendre confiance en soi, s’affirmer, gérer ses relations,

La sophrologie, une méthode psycho-corporelle qui prend en compte l’individu dans sa globalité

Mise en place par Alfonso Caycédo dans les années 1960, la sophrologie utilise le corps comme porte parole des maux et comme médiateur à l’esprit pour favoriser le développement de l’individu.

Comment ?

  • Parce qu’un esprit n’est détendu que si le corps est relaché. La sophrologie adopte des méthodes issues par exemple du zen ou du yoga, et commence par une conscientisation de soi par la focalisation et la détente corporelles.
  • Nous disons que la sophrologie est la science de la conscience. En effet, et comme nous l’avons dit précédemment, l’inidividu va prendre conscience qu’il s’agit de sa façon de fonctionner qu’il le place dans un état de mal-être, et va engager l’individu conscientiser la modification d’un état pour le reproduire.
  • La pensée positive : la sophrologie va accompagner l’individu à adopter une perception positive des situations, et à modifier son état d’esprit. Par des méthodes simples en séance, le sophrologue va guider son sophronisé dans la détente corporelle et la visualisation de situations positives, que ce dernier pourra reproduire autant de fois qu’il en aura besoin.

La sophrologie est très utile également pour :

  • l’amélioration du sommeil,
  • l’amélioration de l’estime de soi et de la confiance en soi,
  • une perception de la vie plus positive,
  • la préparation aux examens et épreuves sportives,
  • faire un deuil,

L’hypnose pour les maux de l’inconscient

Cette méthode est une technique pour laquelle le patient est un peu plus passif, mais pourtant très efficace. En complément de la sophrologie qui traite de la conscience, et donc ce dont le patient a connaissance, l’hypnose va s’intéresser à l’inconscient de l’individu, ce qu’il ne maitrise pas.

Il s’agit souvent de lever des blocages liés à des évènements traumatiques, à des situations émotionnelles très intenses ou que le conscient a souhaité oublier.

L’hypnose peut vous être utile dans le cadre de :

  • l’arrêt d’addiction comme le tabac par exemple,
  • l’amélioration des troubles de la sexualité,
  • la prise ou la perte de poids,
  • la diminution des angoisses, du stress, des émotions comme la colère ou la peur,
  • la gestion de la douleur,

On notera que l’hypnose et la sophrologie traitent les mêmes problématiques. Elles n’agissent seulement pas de la même façon.

Je vous ai proposé une sélection de trois méthodes de développement personnel que je connais mais il en existe un multitude qui sont toutes aussi intéressantes et efficaces : l’EFT, l’access bars, la réflexologie, les méthodes énergétiques… Pour ma part, je ne saurais que trop vous conseiller les méthodes dans lesquelles vous entrez en action et dans lesquelles vous en apprenez sur vous-même (c’est selon moi la base pour gagner en autonomie). Je vous conseille également de vous renseigner sur les thérapeutes et praticiens que vous souhaitez consulter. C’est aujourd’hui une réalité du secteur mais le développement personnel est en vogue et peut-être une mine d’or. Les métiers sont en général peu réglementés et laissent libre de toute pratique ceux qui pourraient être mal intentionnés.

Heureusement quand même, la majorité des praticiens sont des passionnés chez qui vous pouvez vous rendre en toute sécurité et qui n’auront pas peur de vous montrer leurs diplômes.

Vous souhaitez en savoir plus, contactez-moi au 06.33.83.40.04 ou par mail à contact@cabinet-kaleidoscope.fr